Exercices corrigés en vidéo

L'intervalle de confiance

Exercice : L’intervalle de confiance

 

Énoncé

Un producteur d’œufs possède 250 poules qui pondent chacune un œuf par jour. Un représentant d’une grande surface souhaite lui acheter sa production, mais il souhaite s’assurer que le gabarit des œufs pourra être vendu sous le nom « gros œufs ». Un œuf « gros » pèse entre 60 et 70 g. L’industriel souhaite donc connaître l’intervalle de confiance à 95 % pour la production du fermier.

 

Questions

1. Le fermier prend 10 œufs. 6 pèsent entre 60 et 70 g, 2 pèsent plus de 70 g et 2 moins de 60 g. Indiquez l’intervalle de confiance à 95 %, en vous limitant à l’utilisation de deux chiffres après la virgule, sans arrondir.

2. Le fermier prend 300 œufs. 210 pèsent entre 60 et 70 g, 40 pèsent plus de 70 g et 50 moins de 60 g. Indiquez l’intervalle de confiance à 95 %, en vous limitant à l’utilisation de deux chiffres après la virgule, sans arrondir.

3. Le fermier prend 1000 œufs. 700 pèsent entre 60 et 70 g, 120 pèsent plus de 70 g et 110 moins de 60 g. Indiquez l’intervalle de confiance à 95 %, en vous limitant à l’utilisation de deux chiffres après la virgule, sans arrondir.

4. Quelle est l’influence de l’effectif sur la fluctuation d’échantillonnage ?

La méthode de capture-marquage-recapture

Exercice : La méthode de capture-marquage-recapture

 

Énoncé

Une compétition de pêche doit se dérouler dans un lac. Mais avant de choisir où la compétition va se dérouler, l’organisateur veut sélectionner le lac contenant le plus de poissons.

 

Questions

A. L’organisateur se présente au niveau du lac N°1

Il commence par pêcher M poissons qu’il va marquer en effectuant une encoche sur la nageoire dorsale. Les poissons sont ensuite relâchés. L’organisateur revient alors une semaine plus tard, et pêche m poissons, dont un nombre n présentent un marquage. Calculer le nombre total N de poissons présents dans le lac.

Données : M = 70 ; m = 60 ; n = 20.

 

B. L’organisateur se présente au niveau du lac N°2.

Il commence par pêcher M poissons qu’il va marquer en effectuant une encoche sur la nageoire dorsale. Les poissons sont ensuite relâchés. L’organisateur revient alors une semaine plus tard, et pêche m poissons, dont un nombre n présentent un marquage. Calculer le nombre total N de poissons présents dans le lac, toujours arrondi à l’entier supérieur.

Données : M = 130 ; m = 120 ; n = 70.

 

C. L’organisateur se présente au niveau du lac N°3

Dans ce lac, il y a eu deux sessions de capture. Dans la première, il y a eu  M poissons capturés, et dans la deuxième X poissons capturés. Tous les poissons de la première capture ont été marqués puis relâchés dans le lac. Lors de la deuxième session, A poissons présentaient un marquage. Calculer le nombre total E de poissons présents dans le lac, toujours arrondi à l’entier supérieur.

Données : A = 17 ; M = 67 ; X = 177.

 

D. Quel lac l’organisateur choisira-t-il ?

La résistance aux antibiotiques

Exercice : La résistance aux antibiotiques

 

Énoncé

La pharmacorésistance augmente dans le monde et devient préoccupante, en dépit (ou à cause) d’un « arsenal chimique » croissant mal utilisé. Selon l’article introductif d’un n° spécial de la revue Science consacré au sujet, « Aujourd’hui, nous nous trouvons au carrefour d’une accélération alarmante de la résistance aux antibiotiques. Nous devons de toute urgence revoir notre dépendance aux produits chimiques pour assurer notre sécurité médicale future ».

On estime que la résistance aux antibiotiques est responsable de 700 000 morts par dans le monde. Elle a causé 25 000 morts en Europe en 2007. (Source : Wikipédia)

On cherche à comprendre l’origine de la résistance aux antibiotiques et les mesures permettant de lutter contre ce phénomène.

 

Questions

1. Le principe d’un antibiogramme. Indiquer le numéro des antibiotiques efficaces sur la culture bactérienne à l’aide de l’antibiogramme.

 

2. La résistance bactérienne

Document 1 : La consommation d’antibiotique en santé humaine en FRANCE (Santé Publique France)

 

Document 2 : La résistance aux antibiotiques (Santé Publique France)

 

Document 3 : Le bon usage des antibiotiques (Santé Publique France)

 

a. L’apparition de bactéries résistantes aux antibiotiques. À l’aide des documents, montrer que l’utilisation massive des antibiotiques est responsable de la multiplication de souches bactériennes résistantes.

b. La lutte contre la résistance bactérienne. Identifier en quoi les mesures prises permettent de lutter contre la résistance des bactéries aux antibiotiques.

L'évolution de l'espèce humaine

Exercice : L’évolution de l’espèce humaine

 

Énoncé partie I

L’espèce humaine actuelle fait partie du groupe des Primates, on cherche à préciser ses liens de parenté avec deux espèces de grands singes, le gorille et le chimpanzé.

Document 1 : pourcentage des ressemblances dans la séquence du gène de la NADH déshydrogénase chez ces trois espèces.

 

Espèce humaine

Chimpanzé

Gorille

Espèce humaine

100

89

86.5

Chimpanzé

 

100

87.8

Gorille

 

 

100

 

Questions

1. Quelle est la proposition exacte ? 

A. L’ancêtre commun aux deux espèces est ancien.
B. L’ancêtre commun aux deux espèces est récent.
C. L’une des deux espèces est l‘ancêtre de l’autre.
D. Les deux espèces n’ont pas d’ancêtre commun.

2. Parmi les deux arbres ci-dessous, sélectionner, en justifiant le choix, celui qui représente les liens de parenté entre l’espèce humaine (notée « Homme » dans cette figure), le gorille et le chimpanzé en accord avec les données du document 1.

 

Énoncé partie II

Aujourd’hui, il n’existe plus qu’une espèce humaine, Homo sapiens, on cherche à préciser la parenté d’Homo sapiens avec d’autres espèces du genre Homo.

Document 2 : l’Homme de Neandertal, notre « cousin » disparu

L’Homme de Neandertal a vécu en Europe aux côtés des Hommes modernes (Homo sapiens) durant plus de 10 000 ans mais sa disparition, il y a environ 30 000 ans, reste encore inexpliquée.

L’étude des gènes des néanderthaliens suggère que, tout en étant très proches des Hommes modernes (Homo sapiens), ils sont suffisamment distants pour que l’on puisse considérer qu’il s’agit bien d’une espèce différente de Homo sapiens. D’après les études des fossiles et la comparaison de l’ADN des deux espèces, leur dernier ancêtre commun aurait vécu il y a environ 400 000 ans.

(D’après Le Monde du 8 mai 2010)

 

Document 3 : un nouveau venu dans la famille humaine : l’Homme de Denisova

Pour la première fois, en 2010, une nouvelle espèce humaine a été décrite non pas grâce à des données anatomiques, mais d’après des analyses génétiques. L’ADN d’un os trouvé dans une grotte de Sibérie, daté d’un peu moins de 40 000 ans, appartient à un individu du genre Homo mais ce n’est ni un sapiens, ni un Neandertalien. Ceci signifie qu’à une époque où cohabite les deux espèces du genre Homo (sapiens et neandertal) cohabitaient, un proche « cousin » subsistait lui aussi en Eurasie : l’Homme de Denisova (Homo denisovensis).

En comparant son ADN à celui des Hommes modernes (H. sapiens) et des néandertaliens, les chercheurs ont constatés que les différences étaient deux fois plus nombreuses entre le nouvel homininé et nous que celles qui nous séparent de Neandertal. Ceci signifie qu’il faut remonter à plus d’un million d’années pour retrouver l’ancêtre commun à l’Homme de Denisova, à Neandertal et à l’Homme moderne (H. sapiens).

(D’après Pour La Sciences n°386)

 

Questions

1. À l’aide des informations extraites des documents 2 et 3, identifier les espèces A et B en justifiant le choix.

2. On dit que l’évolution n’est pas linéaire (dans le sens où : espèce 1 -> espèce 2 -> espèce 3 -> …) mais « buissonnante ». Justifier cette affirmation en exploitant le document 3.