La transposition - Partie 1

I. Définition

 

La transposition est le passage d’un genre littéraire à un autre genre littéraire. Elle transforme les codes d’un texte pour que celui-ci passe d’un genre narratif à un genre théâtral. La méthode de la transposition se réalise en quatre étapes :

1. Identifier la situation d’énonciation,

2. Imaginer la mise en scène,

3. Imaginer les répliques des personnages,

4. Respecter la mise en page propre au genre théâtral.

 

II. Identifier la situation d’énonciation

 

Pour identifier la situation d’énonciation, il faut se poser quatre questions : Qui parle, à qui, où et quand ?

La réponse à ces questions se voit dans un texte narratif et se devine dans une scène théâtrale.

Exemple d’adresse dans une scène de théâtre : Lorsqu’un fils s’adresse à son père, celui-ci va employer « Papa » dans sa réplique. La situation d’énonciation se devine dans un texte théâtral grâce aux répliques des personnages.

 

III. Imaginer la mise en scène

 

Le texte narratif donne des précisions sur le décor de la scène, les déplacements des personnages et le ton qu’ils emploient. Cela se trouve notamment dans un passage descriptif.

Dans une scène de théâtre, la mise en scène doit apparaître sous forme de didascalies. Le décor de la scène, les déplacements des personnages et le ton qu’ils emploient doivent apparaître dans les didascalies. Il est possible de rajouter des éléments qui ne sont pas dans le texte narratif si ceux-ci semblent pertinents.

 

IV. Imaginer les répliques des personnages

 

Langage parlé ( ≠ langage écrit) :

Avant de commencer à écrire, il faut se demander ce que vont dire les personnages. Il faut que cela soit cohérent par rapport à la scène de passage romanesque. Il faut également adapter ses répliques au genre théâtral. Le texte de théâtre est fait pour être dit plus que pour être lu. Au moment de l’écriture d’un texte théâtral, il faut se projeter au moment où le texte sera joué et incarné. Les personnages de théâtre emploient donc un langage parlé, oral, qui paraît naturel, contrairement à la langue écrite.

 

Adapter les répliques à leur personnalité :

Les répliques doivent servir à faire comprendre la personnalité de chaque personnage.

Exemple : si un personnage est cruel, cela doit alors transparaître dans les répliques.

La transposition - Partie 2

V. Respecter la mise en page propre au genre théâtral

 

Après avoir imaginé la situation d’énonciation, la mise en scène et les répliques des personnages, il faut passer à la mise en écrit. Attention à respecter la mise en page du genre théâtral, c’est un genre très codifié :

 

Le numéro de l’acte et de la scène

Ce n’est pas obligatoire, mais par exemple pour écrire une scène d’exposition, il faut écrire : Acte I (en chiffre romain), Scène 1 (en chiffre arabe). 

 

Les répliques

Le retour à la ligne est impératif quand on change de réplique, quand un autre personnage prend la parole.

 

Le nom des personnages est écrit en MAJUSCULES 

Les répliques sont introduites par le nom des personnages en majuscules. C’est un repère pour les acteurs qui joueront la scène.

 

Les didascalies doivent être écrites entre parenthèses

La didascalie est une partie du texte qui n’est pas jouée, c’est une indication scénique qui n’apparaît pas sur scène ou dans les répliques des personnages. Il faut donc les mettre entre parenthèses. Une didascalie peut intervenir après le nom du personnage, au milieu de la réplique (exemple : s’il y a un silence) et au début de la scène pour indiquer les décors de la scène. Les didascalies concernent les déplacements des personnages (exemple : « (il s’assoit  sur un fauteuil) ») et le ton qu’ils emploient (exemple : calmement, froidement).