Les temps composés de l’indicatif

Les temps composés de l'indicatif

I. Définition de l’indicatif

 

L’indicatif est un mode.

Un verbe à l’indicatif exprime une action considérée comme vrai/réelle par le locuteur.

Les temps composés de l’indicatif sont les suivants : le passé composé, le plus-que-parfait, le passé antérieur et le futur antérieur. Ce sont des temps peu utilisés, hormis le passé composé, mais qui doivent être maîtrisés.

 

II. Conjugaison

 

Les temps composés sont formés d’un auxiliaire (être ou avoir) conjugué + un participe passé.  Ces deux éléments font que le temps est composé, et non pas simple où il se formerait d’un seul mot.

 

Les auxiliaires sont conjugués selon le temps composé :

Passé composé => Présent de l’indicatif. Exemple : « J’ai mangé. »

Plus-que-parfait => Imparfait de l’indicatif. Exemple : « Tu étais venu. » Astuce : « parfait » du plus-que-parfait rejoins le « parfait » de l’imparfait.

Passé antérieur => Passé simple de l’indicatif. Exemple : « Nous fûmes rentrés. » Astuce : « passé » dans le temps composé et dans l’auxiliaire.

Futur intérieur => Futur de l’indicatif. Exemple : « Elles auront apprécié. » Astuce : « futur » dans le temps composé et dans l’auxiliaire.

 

III. Emploi

 

Dans tous les cas, ces temps désignent une action passée, révolue.

Passé composé : Il exprime une action achevée dans un passé récent. On le trouve souvent dans les récits au présent. Exemple : « Aujourd’hui je viens chez mon ami, en chemin j’ai vu quelqu’un que je connaissais. » L’action d’avoir vu cette personne est dans un passé proche puisqu’elle s’est passée juste avant d’aller chez son ami.

Plus-que-parfait et passé antérieur : Ils expriment une action déjà achevée au moment du passé où se passe le récit. On les trouve dans des récits au passé. Exemple : « Le roi s’était levé tel jour (plus-que-parfait). » L’action est passée par rapport à l’épisode fondateur du récit, à savoir l’époque du Roi-Soleil. Ou alors : « Lorsqu’il eut achevé son petit-déjeuner, il se lava. » « eut achevé » est au passé antérieur. C’est une action passée par rapport à une histoire qui est déjà passée.

Futur antérieur : Il exprime une action achevée avant un autre fait futur. On le trouve dans les récits au présent ou au passé. Dans le récit au présent, le futur peut être proche, et dans le récit au passé, il peut être loin comme proche et correspondre en fait à notre présent. Exemple : « Je viendrai chez toi lorsque tu auras fini de débarrasser la table. » « auras fini » est au futur antérieur.

Le plus-que-parfait

Le plus-que-parfait est un temps qui appartient au mode indicatif.

 

I. Quand utilise-t-on ce temps ?

 

On utilise le plus-que-parfait lorsqu’on veut exprimer une action qui se situe avant une autre action déjà exprimée au passé. Le plus-que-parfait exprime ainsi une antériorité dans un récit au passé.

Par exemple dans les trois phrases suivantes, « perdre » est au plus-que-parfait :

– J’ai vu que tu avais perdu tes clés.

– Je vis que tu avais perdu tes clés.

– Je voyais que tu avais perdu tes clés.

Comme on le remarque dans les exemples, pour qu’il y ait un plus-que-parfait, il faut nécessairement que l’autre verbe de la phrase soit conjugué dans un temps du passé.

 

 

Si on utilise le plus-que-parfait dans notre exemple précédent, c’est qu’il y a bien en effet une antériorité dans le passé : « j’ai vu » est une action du passé, mais l’action « avoir perdu ses clés » est encore plus loin dans le passé.

 

II. Comment forme-t-on ce temps ?

 

Le plus-que-parfait est un temps de l’indicatif, donc un temps utilisé pour décrire la réalité.

Le plus-que-parfait est un temps composé. Il se conjugue avec un auxiliaire conjugué à l’imparfait + un participe passé. Par exemple :

J’avais regardé par la fenêtre.

Elles étaient parties.