Cours Stage - États et religions aujourd’hui
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L'énoncé

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Question 1

L’humanisme des XVe et XVIe siècles correspond à une remise en question du poids de l’Église sur les sociétés européennes car :

Les penseurs humanistes sont athées.

Les penseurs humanistes désignent la religion comme l’opium du peuple.

Les penseurs humanistes prônent le libre-arbitre de l’homme et son autonomie vis-à-vis des autorités religieuses.

Les humanistes souhaitent favoriser un lien direct entre l’individu et les Écritures.

L’humanisme, porté par des auteurs comme Montaigne, Rabelais ou Érasme, met l’homme au centre de ses considérations. Il met l’accent sur son libre-arbitre, sur sa capacité à prendre son destin en main.

Cette rupture philosophique dans la pensée européenne va ainsi dans le sens de la sécularisation, en mettant à l’écart le rôle de l’Église dans l’organisation des vies humaines.

Question 2

Les grandes découvertes scientifiques ont eu pour conséquence :

De renforcer l’influence de l’Église sur les populations européennes.

De produire d’autres façons d’expliquer le monde que par les textes religieux.

D’affaiblir l’influence de l’Église sur les populations européennes.

De faire avancer la sécularisation.

Les grandes découvertes scientifiques contredisent les récits de la Bible.

Les grandes découvertes scientifiques contredisent les récits de la Bible, et ont ainsi suscité une forte opposition de l’Église. Galilée par exemple, qui prouvait que la Terre était ronde, fût jugé par l’Église et forcé de renier ses découvertes.

Question 3

La Réforme protestante des XVe et XVIe siècles :

Prône l’abandon de la religion.

Dénonce les abus de l’Église catholique.

Prône la liberté de conscience.

Prône un lien direct entre le croyant et la Bible, par la lecture.

La Réforme protestante participe à une critique de l’autorité de l’Église dans le monde politique. Les figures fondatrices du protestantisme ne sont pas toutefois étrangères du monde politique : Luther a largement conseillé des princes allemands, et Calvin occupait des fonctions politiques dans la ville-état de Genève.

Question 4

La conversion d’Henri IV au catholicisme montre :

Qu’il paraissait inconcevable alors que la France soit dirigée par un roi non-catholique.

L’importance de la religion dans la légitimité politique des dirigeants à cette époque.

Le début d’une tolérance des catholiques français pour les autres religions.

Une société française plus sécularisée qu’auparavant.

Question 5

Le marxisme s’oppose aux religions considérant :

Qu’elles protègent souvent les ordres politiques et s’opposent au changement.

Détournent le peuple de la révolution.

Que les religions devraient être enseignées par des ouvriers.

Qu’il faut plus de pluralisme religieux.

Pensez à la citation célèbre de Karl Marx, le grand théoricien du communisme : « la religion est l’opium du peuple ».

Pour les marxistes, un courant politique qui apparaît lors de la Révolution industrielle au XIXe siècle, la religion est « l’opium du peuple », c’est-à-dire une fable agréable mais qui étourdit les consciences et détourne de la lutte révolutionnaire.

Question 6

Danièle Hervieu-Léger parle de « laïcité militante » en France après la loi de séparation des églises et de l’État de 1905. Cette expression désigne :

Une sécularisation soudaine de la France.

Une laïcité particulièrement avancée, plus marquée que dans la plupart des autres pays.

Une laïcité active, qui interdit par exemple le port de signes religieux ostentatoires dans l’espace public.

Une laïcité qui n’est le fruit que de groupes militants, plutôt que produit par la loi.

La laïcité en France est très marquée, jusqu’à interdire le port de signes religieux dans les bâtiments scolaires par exemple (ce qui n’est pas du tout la politique aux États-Unis, en Allemagne ou en Angleterre par exemple). On peut donc parler d’une « laïcité militante », c’est-à-dire très active.

Question 7

Le premier ministre turc Atatürk est :

L’artisan d’une modernisation de la Turquie dans les années 1920.

L’artisan d’un fondamentalisme religieux en Turquie dans les années 1920.

L’artisan d’une mise à l’écart de l’islam dans la vie politique et institutionnelle turque.

L’artisan d’une nouvelle république turque, laïque.

Atatürk est une figure historique très importante dans l’histoire turque, grand artisan de la modernisation bureaucratique du pays et de la sécularisation. La Turquie était, avant les années 1920, un pays où le religieux et le politique se mêlaient étroitement.

Question 8

Les accords de Latran de 1929 :

Agrandissent les États pontificaux.

Abolissent les États pontificaux.

Reconnaissent la souveraineté de la papauté sur le Vatican, un tout petit État dans la ville de Rome.

Font du pape une autorité politique sur l’Italie toute-entière.

Les États pontificaux sont les États directement administrés par la papauté. Au Moyen Age, ces derniers comprenaient toute la région centre de l’Italie.

Signés entre Mussolini et le pape, les accords de Latran de 1929 reconnaissent le Vatican comme État indépendant. Toujours en vigueur aujourd’hui, le Vatican forme ainsi le plus petit État du monde au centre de la ville de Rome.

Question 9

Pour Marcel Gauchet, le christianisme a constitué en Europe :

Un retour du religieux.

Une sortie progressive de la religion.

Une valorisation de l’homme et de son autonomie.

Un facteur de sécularisation.

Le christianisme a, pour Marcel Gauchet, participé au "désenchantement du monde". En valorisant l’homme dans le système de croyances, le christianisme lui a ainsi permis de progressivement s’émanciper et donc en retour, paradoxalement, de s’éloigner des croyances religieuses.

Question 10

Les printemps arabes ont eu pour conséquence en Tunisie :

D’amener plus de confusion entre État et islam dans le pays.

De faire advenir le principe de laïcité dans le pays.

De faire advenir le principe de la liberté de conscience dans le pays.

D’interdire la pratique de l’islam.

La nouvelle constitution de 2014, qui fait suite à la révolution tunisienne, inscrit les principes de liberté de conscience et de laïcité comme principes fondamentaux.