Cours Stage - L'Europe de la révolution industrielle

Exercice - L’Europe au temps de l’industrialisation

L'énoncé

Document : Affiche publicitaire d'une compagnie de chemin de fer, fin XIXe

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Source : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90136381/f1.item


Question 1

En vous appuyant sur le document, expliquer les impacts de la révolution des transports au XIXe siècle en Europe. (environ 10 lignes)

 

(Phrase d’introduction)

Au XIXe siècle, la révolution industrielle s’accompagne d’une révolution des transports. Le document ci-dessus illustre les changements induits par cette révolution. 

(Description du document)

Il s’agit d’une affiche publicitaire qui fait la promotion d’un nouveau service de transport proposé par les Chemins de fer de l’Ouest et de Brighton à destination de marchands parisiens. La publicité explique que les marchandises déposées à la gare St Lazare l’après-midi seront livrées à Londres le lendemain matin. 

(Lien entre le document et le cours)

La création de ce service est rendue possible par l’invention de la machine à vapeur et la multiplication des voies ferroviaires en Europe au XIXe siècle. La machine à vapeur permet en effet de transporter plus de marchandises, plus loin, plus rapidement. Cela permet donc de faire des économies sur le transport des marchandises, mais également d’échanger à un niveau international des denrées périssables (fleurs, fruits, légumes) qui autrefois ne pouvaient être transportées que sur de faibles distances. 

(Phrase de conclusion et lien avec le reste du programme de l’année) 

La révolution des transports marque donc le début de l’intensification des relations commerciales internationales (ou mondialisation). 

 

Il s’agit d’une question sur document. L’idée ici est de prêter une attention particulière aux détails des documents et de s’en servir comme support pour illustrer des points du cours en structurant la réponse. 

 

Question 2

Citer et définir trois grandes doctrines économiques du XIXe siècle.

 

Les trois grandes doctrines économiques qui se développent au XIXe siècle sont les suivantes : 

Le libéralisme économique : fondé sur le principe de la liberté d'entreprendre et de l'auto-régulation du marché, l’idée principale du libéralisme économique est d’empêcher l’ingérence de l’État dans les affaires des particuliers et dans l’économie.

Le socialisme : au contraire de la doctrine précédente, le socialisme stipule que le marché économique doit être régulé et contrôlé par l'Etat et que les richesses doivent être redistribuées grâce aux impôts afin de réduire les inégalités sociales. 

Le marxisme : les marxistes considèrent que puisque c'est le prolétariat qui produit la richesse, c'est au prolétariat de posséder les moyens de production de cette richesse (usines, machines...). Ils préconisent la saisie des entreprises privées et leur redistribution parmi la totalité de la population. Les marxistes considèrent que la révolution est le meilleur moyen de prendre le pouvoir.

 

Question 3

Quelles sont les conditions de travail des ouvriers et des mineurs au XIXe siècle ? Est-ce que ces conditions se sont améliorées au cours de ce siècle ? (5/10 lignes) 

 

(Phrase d’introduction : contexte)

L’industrialisation s’accompagne de nombreuses transformations sociales. En France, par exemple, de plus en plus d’ouvriers travaillent dans les usines ou dans les mines de charbon. 

(Description des conditions de travail) 

Les conditions de travail sont très difficiles et même dangereuses. Dans les usines, les ouvriers manipulent des produits chimiques et manipulent des machines très difficiles à manier. Les accidents de travail sont courants et les ouvriers (comme les mineurs) ne bénéficient pas de protection sociale. Les mineurs travaillent dans des tunnels où les éboulements sont fréquents. Dans les mines comme dans les usines, les salaires sont très faibles et les prolétaires font des journées de travail qui sont parfois très longues (parfois au-delà de 12h) 

(Les améliorations) 

Face à des conditions de travail difficiles, harassantes, qui expliquent en partie un taux de mortalité plus élevé chez les ouvriers et les mineurs que dans le reste de la population et le mécontentement des prolétaires, des lois sociales sont votées et mises en place dans le but d’améliorer les conditions de travail des prolétaires :

- la réduction du temps de travail, 

- une limite de l’âge à partir duquel les enfants peuvent travailler,

- le droit de grève est accordé aux ouvriers ,

- et le droit de s’unir et d’être représentés auprès du patronat (c’est la naissance des syndicats).

(Bilan des principales avancées et nuance) 

Ces diverses lois témoignent de la prise en considération progressive des ouvriers et de leur travail par l’État. En leur octroyant des droits, l’État leur donne la possibilité de s’exprimer et même de s’opposer aux décisions prises par leurs patrons. Cependant, malgré ces améliorations, les conditions de travail des ouvriers et des mineurs restent très dures.

La réponse doit comporter deux grandes parties. D’une part la description des conditions de vie des ouvriers et des mineurs, et d’autre part les éventuelles améliorations de ces conditions. 

 

Question 4

Qu’est ce que l’industrialisation ? Quelles en sont les causes ? Les conséquences ? (15 lignes)

 

(Contexte et définition) 

L’industrialisation commence à la fin du XVIIIe siècle en Angleterre. Cette expression désigne le passage d’une économie artisanale à une économie mécanisée. 

(Les causes)

Elle est permise par plusieurs facteurs. L’industrialisation est la conséquence d’avancées technologiques majeures (l’utilisation du charbon comme source d’énergie et l’invention de la machine à vapeur) et de l’initiative d’une bourgeoisie aisée et entreprenante qui investit son capital privé dans la création d’usines, de mines, de voies ferroviaires. 

(Les conséquences classées par grands thèmes)

Les conséquences de l’industrialisation sont multiples et diverses : 

Economiques : la production de marchandises augmente et les échanges deviennent internationaux. Cette époque marque les débuts de l’industrialisation. 

Sociales : avec l’émergence d’une nouvelle classe, les prolétaires, la structure sociale des pays européens se transforme.

Politiques : les transformations sociales s’accompagnent de la naissance de nouvelles doctrines politiques, telles que le capitalisme, le communisme et le socialisme. 

Démographiques : l’ère industrielle correspond aux débuts de la transition démographique : le taux de natalité augmente tandis que le taux de mortalité baisse. C’est une période de forte croissance démographique. Par ailleurs, c’est une époque de migrations de Europe vers les « pays neufs ».

Géographiques : l’industrialisation transforme les paysages. L’Europe se recouvre de voies ferroviaires, de mines et d’usines, surtout dans les régions carbonifères (c'est-à-dire où il y a du charbon), comme dans le nord de la France, dans la Ruhr ou dans l’Italie du nord. Par ailleurs, le phénomène d’exode rural ajouté à la croissance démographique augmente grandement le poids des villes, qui s’étalent alors de plus en plus vers les campagnes (c’est ce qu’on appelle l’étalement urbain), tandis que les campagnes se vident. 

(Conclusion et ouverture)

Pour conclure, l’industrialisation au XIXe siècle marque un tournant dans l’histoire. C’est une période de grands changements dont notre société mondialisée est l’héritière. 

Il s’agit d’une question qui implique une réponse organisée et structurée. Penser à remonter aux origines de l’industrialisation (Où et quand a-t-elle commencé ? Pourquoi ?) puis identifier des grandes conséquences en les classant par thèmes.