Qu’est-ce que la citoyenneté ?

Citoyenneté française et européenne

Comment notre citoyenneté impacte notre quotidien ? Quelles valeurs et symboles caractérisent la France et l’Union européenne ?

 

La notion de citoyen se raccroche à la notion de droits et de devoirs mais cela n’a pas toujours été le cas. Avant la Révolution française, on n’était pas tous citoyens et on n’avait pas tous les mêmes droits et devoirs. Ce n’est qu’avec la construction des valeurs dans le temps et le combat d’un grand nombre de personnes que la notion de citoyenneté s’est imposée. 

 

I. Comment obtient-t-on la nationalité française et européenne ?

 

Il existe quatre possibilités pour obtenir la citoyenneté française :

– Le droit du sang : avoir l’un des deux parents français.

– Le droit du sol : lorsqu’un enfant naît de parents étrangers et qu’il a vécu pendant minimum cinq ans depuis l’âge de 11 ans sur le territoire français, il peut faire la demande de nationalité française à partir de 18 ans, voire même avant avec l’accord des parents.

– L’intermédiaire du mariage : en se mariant avec quelqu’un qui a déjà la nationalité française.

– La naturalisation : en ayant rendu un service à la France qui reconnaît l’engagement au service de la République et qui octroie la citoyenneté française.

 

Dans l’UE, depuis 1992 et le traité de Maastricht, toute personne citoyenne d’un des 27 pays membres de l’UE obtient automatiquement la citoyenneté européenne. On peut se poser la question suivante : aujourd’hui, le fait de se sentir européen grâce à cette citoyenneté existe-t-il réellement ?

 

II. Quels droits et devoirs en France et dans l’UE ?

 

En France, il y a quatre types de droits :

– Les droits politiques : le droit de pouvoir voter et la possibilité d’être éligible, c’est-à-dire d’être candidat à une élection.

– Les droits civils : par exemple, la possibilité d’avoir la liberté d’expression.

– Les droits économiques et sociaux : tous les droits qui donnent accès à l’éducation, à la santé et à la protection sociale.

 

Lorsqu’on a des droits, on a également des devoirs. Par exemple, il y a le devoir de payer ses impôts pour le financement des infrastructures de l’État. Il y a aussi le devoir de respecter la loi.

Dans l’UE, on a également de nombreux droits et des règles à respecter. Par exemple, avec la signature de la convention de Schengen, on a le droit de circuler librement entre certains pays sans passer par les douanes. On a le droit de proposer des lois (lois d’initiative citoyenne). On a également le droit de voter pour élire les représentants de l’UE.

 

III. Quels valeurs et symboles en France et dans l’UE ?

 

En France, il y a quatre principes importants :

– La laïcité : l’État est neutre vis-à-vis de la religion.

– La république sociale : on veille à réduire au maximum les inégalités parmi la population.

– La république indivisible : c’est-à-dire à laquelle on ne peut pas enlever le président, une république unie. Personne ne peut s’approprier le pouvoir tout seul.

– La démocratie : le pouvoir appartient avant tout au peuple. C’est le peuple qui choisit ses représentants et la façon dont il veut voir son pays fonctionner.

 

En France, il existe aussi des symboles : la Marseillaise (l’hymne national) ; la fête nationale ; la devise « Liberté, égalité, fraternité » ; le coq, symbole de la République française.

Dans l’UE, il existe d’autres symboles : l’hymne européen (L’Ode à la joie de Beethoven) ; le drapeau de l’UE (bleu avec des étoiles jaunes) ; la devise « Unis dans la diversité ».

 

IV. Le droit de vote en France

 

Le droit de vote s’est construit au cours d’un long processus d’acquisition qui pose aujourd’hui la question du devoir lorsqu’on voit l’importance du taux d’abstention lors de certaines élections.

Avant 1789, la population n’avait pas d’accès au droit de vote. A partir de 1789, il y a le suffrage censitaire (seules les personnes qui payent un impôt qu’on appelle le cens pouvaient s’exprimer). C’était donc une petite minorité parmi la population. Ce n’est qu’à partir de 1848 avec le suffrage universel masculin que le droit de vote commence à se généraliser mais excluant toujours les femmes. En 1944, les femmes obtiennent le droit de vote à leur tour : le suffrage universel devient total (hommes et femmes de plus de 21 ans peuvent s’exprimer).

Aujourd’hui, il faut s’inscrire sur une liste électorale à la mairie afin d’avoir la possibilité de s’exprimer le jour des élections. Il faut avoir 18 ans ou être dans l’année qui précède ses 18 ans pour s’inscrire sur les listes électorales.

Le jour des élections, il faut avoir une pièce d’identité ou sa carte d’électeur. Pour que le vote soit tenu secret, il faut prendre au minimum deux bulletins ainsi qu’une enveloppe et se diriger vers l’isoloir dans lequel on choisit un bulletin à mettre dans l’enveloppe. Ensuite on se dirige vers l’urne dans laquelle on laisse le bulletin en signant pour prouver qu’on est venu voter.

L’acte général pour le vote est important car il permet d’exprimer son avis. On peut aussi mettre un vote blanc et certains expriment également leur avis en n’allant pas voter. La question est donc de savoir si le droit de vote doit aujourd’hui être considéré comme un devoir (comme le font certains pays tels que la Belgique ou le Luxembourg, où des pénalités financières sont imposées aux gens qui ne vont pas voter).

Être enfant et citoyen

Quels sont les droits et les devoirs des enfants aujourd’hui ?

 

I. Les droits et devoirs de l’enfant

 

En tant qu’enfant, en tant que personne mineure âgée de moins de 18 ans on possède plusieurs droits : celui d’avoir une identité : un nom, un prénom, une nationalité, des parents. On a également le droit d’avoir accès à l’éducation, le droit de s’exprimer ou le droit d’accès aux soins. Ces nombreux droits ont été regroupés dans un texte en 1989 : la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE).

En parallèle des droits, l’enfant a aussi des devoirs à respecter. Par exemple, on doit respecter les autres que ce soient les adultes ou les autres enfants. On doit également obéir aux adultes. Les adultes ne sont pas là pour embêter, mais pour guider les enfants et leur faire comprendre ce qui est autorisé ou pas, etc.

 

II. Être responsable de ses actes

 

Avec ces droits et des devoirs, il y a aussi des responsabilités partagées. Les parents sont là pour guider et ils ont l’autorité parentale. Ils sont là pour faire comprendre comment bien se comporter dans la société. Cette autorité parentale diminue progressivement au fur et à mesure que l’on grandit et que l’on devient autonome.

Par exemple, lorsqu’on utilise les réseaux sociaux sur internet, on doit faire attention à ce qu’on publie. Dès qu’on poste quelque chose sur internet, on en perd le contrôle. Il faut faire attention aux propos que l’on tient ou aux photos que l’on diffuse : cela engage la responsabilité. Si des personnes ne sont pas d’accord avec ce qu’on a publié car cela les concerne, on peut avoir des problèmes car on est responsable de ce qu’on publie sur internet.

On peut également être responsable au collège en s’engageant et en faisant en sorte que nos décisions aient un impact positif sur les gens du collège. Par exemple, on peut se présenter au Conseil de la vie collégienne. Peut-être peut-on aussi mettre en place des activités dans le collège, etc.

On peut également se présenter aux élections des délégués de classe pour être responsable de sa classe lors des conseils, voire même être responsable des décisions des élèves du collège lors des conseils d’administration.

 

Conclusion

 

L’ensemble de ces droits et devoirs et de ces responsabilités apportent petit à petit des clés et des outils permettant d’être un citoyen éclairé qui comprend comment fonctionne la société et qui la respecte.