Cours Stage - Politiques économiques dans le cadre européen
Exercice d'application

Exercice : Intégration européenne 

À l’aide de vos connaissances et du dossier documentaire, vous expliquerez que la constitution d’une union économique et monétaire a été une étape importante de l’intégration européenne.

 

Document 1 : Exportations et importations de la France dans le monde en 2010 (en milliards d’euros)

 1926.png 

Document 2 : Euro et Europe

Trois ans après la naissance de l'euro, monnaies et pièces sont finalement disponibles. (…) mais qu'est-ce que ça change ? La différence est énorme. La façon dont les Européens construisent leur identité ne sera plus jamais la même.

La monnaie a toujours eu une grande influence sur la façon dont les gens se perçoivent. Elle représente beaucoup plus qu'un bien utile pour l'économie. Elle remplit également des fonctions sociales importantes de par son statut de symbole national. Comme un drapeau, ou un hymne national, la monnaie contribue à créer une identité collective, le sens d'une appartenance à une communauté. (…)

Les Français n'auront plus leurs francs pour leur rappeler leurs origines. Les Allemands n'auront plus leurs marks, symboles de l'Allemagne respectable née des cendres de la Seconde Guerre mondiale. Les Grecs n'auront plus leurs drachmes et leurs échos de la splendeur passée d'Athènes. À la place, dans une génération, tout le monde n'aura connu que l'euro. De manière inévitable, les citoyens de tous les pays membres de la zone vont commencer à se sentir liés par une entité sociale identique, l'Europe.

Les identités nationales ne vont bien évidemment pas disparaître, mais une nouvelle identité européenne va sûrement naître. (…) Français, Allemands, Portugais, Finlandais se sentiront désormais unis comme jamais auparavant. Plusieurs peuples, une seule nation.

Source : « Euro identité », COHEN Benjamin, Alternatives économiques, n° 199, janvier 2002.

 

Document 3 : Flux d’investissements directs français à l’étranger1 selon le pays (en milliards d’euros).

 

2010

2011

 

 

Flux

(en %)

Flux

(en %)

Union européenne à 27

28,4

56,7

35,6

57,5

Union économique et monétaire à 17

24,0

48,0

22,0

35,6

dont :

 

 

 

 

Allemagne

2,1

4,2

0,7

1,1

Belgique

12,8

25,6

8,6

13,9

Espagne

1,5

3,0

-1,3

-2,1

Irlande

1,2

2,5

0,7

1,2

Italie

-0,3

-0,7

11,9

19,2

Luxembourg

1,5

3,0

-1,5

-2,4

Pays-Bas

4,9

9,8

2,5

4,0

Autres pays de l’Union européenne

4,4

8,7

13,6

21,9

dont :

 

 

 

 

Pologne

0,8

1,7

0,3

0,5

République tchèque

0,5

1,0

0,8

1,3

Roumanie

0,4

0,7

0,0

0,0

Royaume-Uni

5,1

10,2

12,1

19,6

Suède

-2,6

-5,1

0,4

0,6

Autres pays industrialisés

7,9

15,7

5,6

9,0

dont :

 

 

 

 

Australie

0,4

0,8

1,9

3,1

États-Unis

0,2

0,4

4,5

7,2

Japon

-0,8

-1,5

0,5

0,7

Norvège

0,4

0,7

1,5

2,4

Suisse

8,3

16,5

-2,0

-3,2

Reste du monde

13,8

27,6

20,7

33,5

dont :

 

 

 

 

Angola

0,9

1,8

1,1

1,8

Bermudes

-0,2

-0,5

1,9

3,1

Brésil

3,7

7,3

3,4

5,4

Chine

1,4

2,9

1,6

2,6

Hong Kong

1,6

3,1

1,6

2,6

Inde

0,8

1,7

0,7

1,1

Nigeria

-0,3

-0,7

1,7

2,8

Russie

1,6

3,3

5,2

8,4

Total

50,1

100,0

61,9

100,0

Note : le signe moins indique un désinvestissement.

Source : INSEE, Tableaux de l’Économie Française, 2012.

1 Créations ou prises de contrôle (acquisition de plus de 10 % du capital social) d’entreprises étrangères par les entreprises françaises.

 

Eléments de correction :

Le sujet posé nous demande de montrer comment la mise en place d’une union économique et monétaire a renforcé l’intégration européenne. On se concentrera ainsi sur la dimension sociale et son impact sur l’intégration et sur la capacité des pays à travailler et à vivre ensemble.

On sera ainsi amené à replacer très brièvement les différentes étapes de la construction de l’Union économique et monétaire pour montrer que ce sont ces étapes qui ont faciliter l’intégration européenne depuis les années 50. On évitera cependant d’être aussi affirmatif sur l’efficacité de ces politiques vis-à-vis de l’objectif d’intégration et on pourra poser quelques limites.

Les documents présentés nous invitent à adopter majoritairement le point de vue de la France.

 

Introduction : L’intégration européenne se fait d’abord à partir d'accords multilatéraux de coopération économique et commerciale. plus tard ces accords seront compléter par la mise en place de politique économique communes : le marché commun (traité de Rome, 1957 et traité de Maastricht en 1992), création de la monnaie unique (1999). Ces politiques ont contribué à une unification économique de l’Europe. Mais elles rencontrent des limites quant à l’intégration sociale et politique.

 

I. La mise en place d’un marché européen favorise les échanges à l'intérieur de l'UE

1) Abandon de certaines prorogatives

2) Echanges tournés majoritairement vers l'UE

II. L'Union européenne monétaire permet l'intégration européenne et la convergence des économies

1) Mise en place de politiques économiques communes

2) Tentative de construction d'une identité européenne (monnaie, citoyenneté européenne, représentation internationale commune...)

III. Une intégration en demi-teinte

1) Difficultés économiques : trop grande disparité entre les pays, pas de de coordination

2) Pas de solidarité ni de sentiment d'appartenance à une entité unique