Valeur des temps simples et composés

En conjugaison, il existe des temps simples et des temps composés qui n’ont fondamentalement pas le même nombre de mots les composant.

Les temps simples et les temps composés diffèrent par la manière dont l’action est considérée (= l’aspect). En fonction de la manière dont on utilise ces temps, on ne dit pas la même chose sur l’action qui est indiquée.

 

I. Les temps simples

 

Ils se forment par l’ajout de terminaisons à un radical. Exemple : « Je chante », radical « chant » et « e » qui est la terminaison au présent de l’indicatif.

On en trouve pour tous les modes conjugués (l’infinitif est un mode non conjugué) :

Indicatif : présent, imparfait, passé simple, futur

Impératif : présent

Conditionnel : présent

Subjonctif : présent, imparfait

Ils considèrent une action dans son déroulement. On considère que l’action est un processus en cours.

 

II. Les temps composés

 

Ils se forment avec un auxiliaire conjugué, être ou avoir, et un participe passé. On parle de composition parce qu’on a deux éléments.

On en trouve pour tous les modes conjugués :

Indicatif : passé composé, plus-que-parfait, passé antérieur, futur antérieur.

Impératif : passé (très peu utilisé, exige qu’une action soit terminée, exemple : soit arrivé !)

Conditionnel : passé

Subjonctif : plus-que-parfait

Ils considèrent une action comme achevée. On considère que l’action est finie au moment où on en parle.

Valeur des temps : passé, présent et futur

I. Temps passé

 

Lorsque l’on raconte une histoire, on utilise généralement le passé, comme avec « Il était une fois ». Les temps du passé utilisés ne sont pas les mêmes si le récit est au présent ou au passé.

Récit au passé : imparfait, passé simple, passé antérieur de l’indicatif. C’est le cas dans « il était une fois ».

On peut parfois aussi utiliser l’imparfait et le plus-que-parfait du subjonctif, ou le passé du conditionnel.

Récit au présent : passé composé. Exemple : « Aujourd’hui ,maman est morte » (Camus). Dans ce cas, les actions passées, antérieures au moment de narration, s’exprimeront au passé composé. Exemple : « Hier, je suis allé voir une amie ».

 

II. Temps présent

 

Les temps du présent existent dans chaque mode : indicatif, subjonctif, impératif et conditionnel. Ils s’emploient dans le discours et dans le récit au présent.

On en trouve aussi avec une valeur de vérité générale dans un récit au passé. Exemple : « J’aimais me promener en nature en été, car la nature est belle en cette saison. ». Le présent est ici de vérité générale, car la nature est toujours belle en été, et cela ne va pas changer.

 

III. Temps futur

 

Le futur existe surtout à l’indicatif. Exemple : « J’irai. »

Il s’emploie dans un récit au présent ou dans un discours pour indiquer une action qui va venir :

– soit une prévision (affirmé avec des éléments scientifiques),

– soit une prédiction (lire l’avenir).

 

Le conditionnel présent peut aussi avoir une valeur de futur dans le passé. Dans un récit au passé, on peut estimer les choses qui allaient venir par rapport à ce passé. Exemple : «Il était une fois une jeune fille qui vivait dans un château ; le lendemain, elle irait se promener dans la forêt ». « irait » est au conditionnel présent, et a une valeur de futur dans le passé.

Le futur antérieur est un futur, lui aussi, exprimé par rapport au passé mais qui est un passé du futur. Le futur antérieur indique une action future un peu éloignée, qui est passée par rapport à une autre action future, elle plus éloignée.