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STAGE - L'INFORMATION À L'HEURE D'INTERNET

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L'information à l'heure d'Internet : Internet, révolution de l'information

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Depuis son élection en 2017, le Président américain Donald Trump a fait du réseau social Twitter le nouveau vecteur de sa politique extérieure. Barack Obama avait, lui aussi, été qualifié de premier « Président numérique » puisqu’il avait mené sa campagne électorale de 2008 puis celle de 2012 sur Internet. Avec Donald Trump, on se rend compte qu’Internet peut être utilisé à des fins de communication et de diffusion de vérités ou de contrevérités. Il se dit lui-même appartenir à l’ère des « post-vérités ». Le grand paradoxe de notre monde réside donc dans cette ambivalence d’Internet : un stock d’informations immense mais dont la qualité et la véracité sont parfois à mettre en cause.

 

I. Internet, une révolution de l’information

 

A. La révolution numérique

Cette révolution numérique consiste à accumuler des données informatiques et les transférer d’un appareil à l’autre (les supports se sont diversifiés) avec des acteurs de plus en plus différents (États, entreprises, particuliers). La communication de ces données crée des interactions entre les différents acteurs du web. Le web désigne l’ensemble des fichiers et des liens hypertextes que l’on trouve sur Internet. Dans les années 1990, le web 1.0 servait uniquement à partager des fichiers : la circulation de l’information était encore limitée. Dans les années 2000 s’est produite la révolution du web 2.0, le web de partage durant laquelle on assiste à une accélération de l’information. Les web 3.0 (en cours) consiste à un échange de data, de données informatiques d’un système à l’autre. Le web 4.0 (à venir) qu’on appelle parfois le web génétitiel intègre de plus en plus d’intelligence artificielle et permettra de connaître des informations sur l’utilisateur (goûts, besoins) avant même qu’il ne les communique. On suit plusieurs révolutions numériques dans la révolution numérique, synonyme d’une accélération de flux de données dans le monde.

Ces données sont des ressources précieuses, tout d’abord économique puisqu’elles peuvent être échangées et vendues. Il s’agit aussi d’une ressource politique, c’est ce que démontre le scandale Cambridge Analytica qui a impliqué Facebook et la divulgation de données au service de la campagne politique de Donald Trump via une société de conseil politique anglaise. Ces ressources participent à la croissance des GAFAM, que l’on voit notamment à travers la montée de leur capitalisation boursière puisque ce sont les firmes les plus cotées au monde, engendrant plus de 300 milliards de dollars de capitalisation boursière.

 

B. Les réseaux sociaux au cœur de la mondialisation

Ces réseaux sociaux, dans le cas du web 2.0, sont au cœur de la mondialisation de l’information. Par réseaux sociaux, on entend l’ensemble des interactions qui se constituent entre individus par le biais de plateformes qui mettent à disposition des contenus livrés par les utilisateurs eux-mêmes : Facebook, Instagram, Youtube, etc.

Exemple de Facebook : Facebook a dépassé les 2 milliards d’utilisateurs et pourtant la plateforme n’est gérée que par 10 000 salariés. C’est un modèle économique qui fonctionne extrêmement bien et qui pose un problème pour les autres médias puisque les utilisateurs mettent en ligne des informations trouvées dans d’autres médias sans payer de droits d’auteur. Ainsi, Facebook se sert de ce contenu et en fait la publicité alors que ces ressources pourraient servir à la presse ou à d’autres médias pour se développer. Le journalisme apparaît donc court-circuité par ces réseaux sociaux et l’information prise dans les grands médias est souvent transformée à des fins de désinformation ou de propagande.

 

C. L’information « horizontale »

Ces réseaux sociaux produisent de l’information « horizontale ». C’est une information produite par de nouveaux acteurs, des individus, à partir de nouveaux supports multiples (tablettes, ordinateurs, smartphones) et avec des contenus différents. En effet, ce sont souvent des petits formats courts qui court-circuitent la presse écrite qui, elle, préfère des articles plus longs et un important degré d’analyse. Au contraire, l’information produite sur les réseaux se focalise sur l’événement ou le non-événement.

Ainsi, produire de l’information est aujourd’hui à la portée de tout le monde, mais sans la méthodologie et sans la déontologie. Il n’y a pas de contextualisation, de mise en perspective, de vérification et de recoupement des sources. C’est ainsi le danger de l’information qui peut être manipulée.