Première > Sciences > Son et musique, porteurs d'information > Entendre la musique

ENTENDRE LA MUSIQUE

Accède gratuitement à cette vidéo pendant 7 jours

Profite de ce cours et de tout le programme de ta classe avec l'essai gratuit de 7 jours !

Démarrer l'essai gratuit

Les messages nerveux auditifs

Permalien

Télécharger la fiche de cours Les téléchargements sont réservés uniquements aux abonnés

Les messages nerveux auditifs

 

On sait qu’au niveau de la cochlée, des cellules ciliées transmettent les informations sonores à des neurones et qu’à partir de ces cellules ciliées est généré un message nerveux de nature électrique. Ce signal nerveux remonte jusqu’au cortex auditif en plusieurs étapes, en plusieurs voies. D’abord la voie principale qui va jusqu’au cortex auditif, ensuite la voie secondaire et ensuite les voies qui collaborent entre elles.

 

I. Voie principale

 

Ici est représenté le cerveau humain vu de profil, avec l’avant à gauche et l’arrière à droite.

 

 

Dans la voie principale, la cochlée (à l’intérieur de l’oreille interne) donne naissance à des messages nerveux électriques. Ces signaux remontent en 5 étapes jusqu’au cortex auditif qui se trouve à l’intérieur du cerveau. Chaque étape correspond à un neurone qui participe à la perception globale du son. A chaque étape le son est décortiqué et les informations nerveuses sont prétraitées avant une reconnaissance et une mémorisation globale au niveau du cortex auditif.

Etapes 1 et 2 : au niveau du bulbe rachidien (juste en-dessous le cerveau), détection de la durée, l’intensité, la fréquence du son.

Etape 3 : au niveau du mésencéphale, détection de la localisation, de la provenance du son.

Etape 4 : au niveau du thalamus (au cœur du cerveau), il y a un début d’intégration et la préparation éventuelle d’une réponse qui peut être une réponse motrice et, par exemple, une réponse vocale lorsqu’on répond avec sa bouche et ses cordes vocales à un son qui a été perçu.

Etape 5 : le message nerveux arrive par un dernier neurone au niveau du cortex auditif. Ce cortex auditif correspond à plusieurs zones, dont deux ont été représentées. On pourrait même parler d’un cortex primaire, secondaire, voire tertiaire. Le cortex auditif primaire est la zone représentée en jaune. Elle se trouve en profondeur dans le sillon latéral ou sillon de Sylvius. Le cortex auditif primaire collabore avec la zone juste en dessous, représentée en vert, qui est le cortex auditif secondaire.

Cette voie principale fait donc intervenir cinq neurones à la suite jusqu’à la perception globale au niveau du cortex auditif. On a donc reconnaissance et mémorisation des sons, des bruits, des musiques entendues. On parle de perception consciente.

Pour que cette perception soit consciente (qu’on ait vraiment l’impression d’avoir entendu quelque chose), il faut être éveillé. Lorsqu’on dort, nos voies auditives fonctionnent, mais en dehors de la situation d’éveil on n’a pas de perception consciente, on ne se rend pas compte qu’on entend les sons, même si les voies et les messages arrivent jusqu’au cortex auditif.

 

II. Voie secondaire

 

 

La voie secondaire est représentée en violet. Ces voies auditives font intervenir une collaboration avec des zones du cerveau impliquées dans les émotions, dans l’éveil justement, éventuellement dans le plaisir, et puis elles rejoignent aussi un cortex polysensoriel qui regroupe des informations issues de l’audition mais aussi de la vue, éventuellement de l’odorat, du toucher etc. Au final, il y a un traitement plus global des informations perçues et des informations dont nous sommes conscients.

 

III. Voies collaborant entre-elles

 

 

On a représenté une zone, ici l’aire de Broca (impliquée notamment dans le langage) qui collabore avec le cortex auditif. Ainsi, celui-ci collabore avec d’autres zones du cerveau dans la réalisation des grandes fonctions, par exemple le langage. En effet, parler met en jeu le fait de connaître des mots appris, et le fait de mobiliser ces connaissances pour pouvoir ressortir les mots que l’on veut exprimer. Il y aussi un lien avec les zones qui vont permettre d’interpréter ce qu’on entend et d’élaborer une réponse éventuellement vocale.

Le cortex auditif qui a reçu les informations par cette voie directe représentée en bleue collabore avec d’autres zones du cerveau qui sont à la surface du cerveau, au niveau du cortex, mais aussi en profondeur avec des noyaux, par exemple le thalamus. Le thalamus est important : il est au cœur de notre cerveau, il assure le lien entre l’hémisphère gauche et droit. Ici, il va assurer un lien entre le cortex auditif à gauche et le cortex auditif à droite.

C’est particulièrement important pour l’ouïe puisque le cortex auditif gauche et le cortex droit n’ont pas tout à fait le même rôle. Lorsqu’il s’agit de vision, les cortex visuels gauche et droit ont à peu près le même rôle. Ici, on est sur des rôles un peu différents : le cortex auditif gauche est plutôt impliqué dans le langage, la reconnaissance d’un langage qu’on entend, alors que le cortex auditif droit est plutôt impliqué dans la reconnaissance et l’évaluation du ton employé par la personne qui nous parle, de l’accent éventuel, de la musique, etc. On a donc deux cortex auditifs primaires qui fonctionnent de la même façon, mais qui communiquent et qui collaborent puisqu’ils n’ont pas tout à fait le même rôle dans la perception auditive.