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ANNALE - ROUSSEAU, DISCOURS SUR LE FONDEMENT DE L'INÉGALITÉ PARMI LES HOMMES

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La lecture du texte

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Dans la méthode d’explication de texte, il est très clair que pour commencer, le premier travail à faire est de lire le texte. Ce cours explique un certain nombre de points par rapport à la lecture d’un texte. On ne sait pas lire tout de suite : il faut apprendre à lire un texte philosophique.

 

I. Nombre de (re)lectures

 

Il n’y a pas un nombre de lectures et de relectures standard. Dans la mesure où il est question de comprendre précisément le texte, il faut lire le texte le nombre de fois nécessaire pour que sa compréhension soit précise et pour qu’elle soit certaine, c’est-à-dire pour qu’on soit assuré dans la compréhension qu’on en a. Cela peut vouloir dire lire le texte dix fois ou quinze fois si c’est nécessaire. Il faut vraiment prendre le temps au brouillon, même si cela doit prendre une bonne heure et demie, de faire ce travail de lecture approfondie du texte, dans la mesure où un texte qui ne sera pas compris sera mal expliqué.

 

II. Le travail sur le texte

 

Lire un texte peut se faire en plusieurs fois. D’abord d’une manière cursive, c’est-à-dire du début jusqu’à la fin sans rien y faire, le relire si c’est nécessaire une deuxième fois. Au bout de la troisième ou de la quatrième lecture, il faut commencer à travailler le texte, c’est-à-dire à souligner les points importants du texte, certains concepts ou mots décisifs par rapport à la thèse ou au problème.

Il faut aussi faire des césures et essayer d’identifier dans le texte les différentes étapes du raisonnement. C’est un travail sur lequel on peut revenir, il ne faut pas hésiter à « maltraiter » un texte, c’est-à-dire le surligner, le souligner avec vos outils.

Travailler sur un texte et lire un texte, c’est aussi éviter un écueil très important et qui provient de la précipitation. Il faut prendre le temps de lire le texte et ça veut dire, en particulier, quand on lit, ne pas s’accrocher sur une signification. Quand on saisit quelque chose, on a tendance à vouloir absolument accrocher le sens qu’on a compris et ensuite on n’est plus disponible pour la suite du texte. Donc apprendre à lire un texte revient à laisser le texte dire tout ce qu’il a à dire, y compris si la suite du texte semble contredire la première compréhension.

Il faut relire le texte dans son intégralité pour s’assurer que tout est bien cohérent. C’est une bonne règle de se dire que si on a l’impression que l’auteur se contredit quand on lit le texte, c’est que l’on n’a pas compris le texte. Il faut relire le nombre de fois nécessaire pour trouver une cohérence dans le texte.

 

III. Les écueils de lecture

 

A déjà été abordé le fait de s’accrocher sur une signification première et ensuite de ne pas être disponible pour la suite du texte.

Un autre écueil de lecture est de s’attarder à une seule partie du texte, qu’elle soit au début ou à la fin, sans être attentif à la totalité du texte. L’objectif dans la lecture elle-même est de lire le nombre de fois nécessaires pour que on ait à l’esprit la fin du texte quand on lit le début et qu’on ait à l’esprit le début du texte quand on lit la fin, pour qu’on puisse vraiment avoir une intelligence globale de tout le texte. C’est essentiel parce qu’il va falloir identifier le problème et la thèse de ce texte.