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LE PLAN ET LA PROBLÉMATIQUE

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Exemple de plan

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On a déjà vu qu’elles devaient être les propriétés du plan. On va voir dans quelle mesure on peut véritablement les mettre en pratique. Le sujet est « Peut-on reprocher à une œuvre d’art de ne rien vouloir dire ? » La problématique formulée est la suivante : « Faut-il penser que toutes les œuvre d’art expriment quelque chose ou comprendre qu’au contraire la spécificité de l’art réside dans son caractère irréductible à tout discours ? »

On rappelle les caractéristiques d’un bon plan et on verra pour chaque partie que chaque formulation de thèse répond bien aux problèmes, répond bien au sujet, c’est-à-dire la question posée et à la fois a bien un caractère contradictoire d’une partie à l’autre et un caractère progressif.

 

Partie I

 

La formulation de la thèse défendue par la première partie est : « On ne peut reprocher à une œuvre d’art de ne rien vouloir dire puisqu’elle ne se manifeste précisément pas sous la forme d’un discours ».

Elle répond au sujet, à la question posée : est-ce qu’on peut oui ou non reprocher à une œuvre d’art de ne rien vouloir dire, et elle répond au problème donné, puisqu’elle reprend les termes du sujet.

 

Partie II

 

Deuxième partie : « On peut cependant exiger d’elle qu’elle exprime quelque chose puisqu’on doit pouvoir y contempler une manifestation de l’esprit. » Cette deuxième partie est essentielle.

A la fois, elle répond clairement au sujet, puisqu’on exige qu’elle exprime quelque chose. C’est donc qu’on peut lui reprocher de ne rien vouloir dire. Et, à la fois, elle est en contradiction avec la première partie, elle répond au sujet.

Mais elle découle de cette première partie puisqu’elle est progressivement établie à partir de la première partie qui dit qu’une œuvre d’art ne se manifeste précisément pas sous la forme d’un discours. Elle dérive de cette première partie, elle répond au sujet, elle répond au problème et elle est en contradiction.

 

Partie III

 

Une troisième partie formulée ici d’une manière interrogative puisque c’est vraiment l’aboutissement de la réflexion : « On est en droit de se demander pourtant si l’art ne permet pas davantage une expérience sensible que spirituelle. »

Il faut ici préciser en quoi elle répond au sujet. Si l’art rend possible une expérience davantage sensible que spirituelle, on ne peut évidemment plus lui reprocher de ne rien vouloir dire, c’est-à-dire de ne pas renvoyer à l’esprit. C’est d’ailleurs sa spécificité, l’art peut se contenter de faire ou de rendre possible une expérience du corps, ou relative aux sens du corps.

De nouveau, cette troisième partie est en contradiction avec la partie qui précède, puisque la réponse qu’elle formule vis-à-vis du sujet est exactement opposée. Elle reprend certains éléments de la première partie : c’est l’idéal mais ce n’est pas toujours facile. Enfin, elle répond au problème ou elle aboutit sur le problème qu’on s’était donné.