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LE CLIMAT DU FUTUR

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L'amplification du réchauffement climatique

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L'amplification du réchauffement climatique

 

I. Climat et rétroaction positive

 

L’évolution de la température terrestre moyenne résulte de plusieurs effets amplificateurs (= rétroaction positive) dont :

- La décroissance de la surface terrestre couverte par les glaces et la diminution de l’albédo terrestre. Si on diminue l'albédo, la Terre va recevoir plus d'énergie qu'elle va en ré-émettre. Rappel du forçage radiatif : différence entre l’énergie radiative reçue et l’énergie radiative émise. On amplifie un déséquilibre initial (boucle de rétroaction positive).

- L’augmentation de la concentration en vapeur d’eau (gaz à effet de serre) dans l’atmosphère (qui augmente la quantité d'infra-rouges absorbée puis ré-émise vers la surface terrestre).

- Le dégel partiel du permafrost provoquant une libération de GES dans l’atmosphère.

Le pergélisol ou permafrost est le sous-sol gelé de l’Arctique et de la Sibérie. Il représente 25 % des terres émergées dans l’hémisphère nord. Il s’agit d’une « bombe climatique » dans la mesure où la fonte du pergélisol représente une rétroaction positive sur l’augmentation de la température, conséquence d’un forçage radiatif positif, par libération d’une grande quantité de gaz à effet de serre. On estime que 90 % du pergélisol pourrait avoir disparu en 2100.

 

II. Climat et rétroaction négative (stabilisatrice)

 

Les végétaux absorbent du dioxyde de carbone (CO2) pour leur photosynthèse et rejettent du dioxygène.

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À court terme, un accroissement de la végétalisation constitue donc un puits de CO2 et a donc un effet de rétroaction négative (stabilisatrice).

Dioxyde de carbone : un peu plus de 400 ppm par millions dans la composition actuelle de l'atmosphère (0,04 %).

 

III. Le réchauffement climatique et la modélisation du climat du futur

 

Depuis un siècle et demi, on mesure un réchauffement climatique global (environ +1°C), qui est la réponse du système climatique à l’augmentation du forçage radiatif.

Les modèles climatiques s’appuient sur :

- La mise en équation des mécanismes essentiels qui agissent sur le système Terre.

- Des méthodes numériques de résolution.

Un modèle numérique de climat est un programme informatique dont l’objectif est de reproduire le climat d’une Terre virtuelle, c’est-à-dire de simuler les mêmes phénomènes climatiques que sur la vraie Terre.

Ces programmes informatiques appelé « modèles numériques du climat », nombreux et indépendants, réalisent des projections climatiques, et permettent de simuler le climat sur des dizaines voire des centaines d’années.

Les résultats des modèles sont évalués par comparaison aux observations in situ et spatiales ainsi qu’à la connaissance des paléoclimats. Ils vont permettre d’envisager des scénarios d’évolution climatiques, et d’appréhender leurs conséquences.