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L'ACTION PUBLIQUE EN FAVEUR DU CLIMAT

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Une action internationale en faveur de la préservation du climat est-elle possible ?

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La qualité de notre environnement peut être appréhendée comme un bien commun dans la mesure où il s’agit de ressources non excluables en théorie, comme de l’air pur ou  l’eau pure. On ne peut contraindre personne d’en profiter, par exemple respirer, pêcher, se baigner. Il y a en revanche de la rivalité dans la mesure où la détérioration de la qualité de notre environnement, provoquée par la pollution d’un ou plusieurs pays peut avoir des conséquences sur la qualité du climat ou de l’environnement d’autres pays. Ainsi, si on souhaite résoudre les problèmes environnementaux, il faut une action internationale claire. Néanmoins, la mise en place d’une action internationale qui mette d’accord tous les pays est loin d’être effective. Les négociations sont sous contraintes.

 

I. La stratégie du passager clandestin

 

Dans le cadre des négociations, la stratégie du passager clandestin peu prédominer. Un passager clandestin, dans une action collective, est un individu qui obtient un gain sans en supporter le moindre coût. Admettons deux pays : le pays 1 et le pays 2. Le pays 1 met en place des politiques de dépollution, ce qui nécessite des investissements assez lourds pendant que le pays 2 ne fait rien. Le pays 2 peut également mettre en place des politiques de dépollution mais le pays 1 peut ne rien faire. On peut résumer cela dans un tableau.

 

 

Cela donne 4 solutions. Si d’emblée, on pense que les pays ne vont pas coopérer ou si on pense que les pays ne respecteront pas les accords qu’ils viennent de signer, ne rien faire apparaît comme la stratégie optimale d’un point de vue individuel pour chaque pays mais c’est loin d’être la stratégie optimale d’un point de vue collectif.

En cela, on peut comprendre que certains pays sont réticents à signer certains accords contraignants qui viseraient à davantage légiférer ou mettre en place des politiques visant à moins polluer nos territoires.

 

II. Un inégal développement des pays

 

La deuxième contrainte est que les négociations dépendent aussi du développement des pays. Il y a un inégal développement des pays et cela vient renforcer les freins et les contraintes.

Dans un premier temps, les pays peu développés, en voie de développement, vont davantage critiquer lors des négociations les pays qui polluent beaucoup. Ces pays peu développés pourraient exiger davantage d’efforts des pays développés. En effet, un accord pourrait être plus équitable si chaque pays pouvait y contribuer en fonction de son niveau de richesse.

Le second élément est que les pays en voie de développement ou peu développés pourraient exiger des compensations financières pour lier croissance, développement mais aussi amélioration de notre environnement. Il faut les aider et il n’est pas certain que tous les pays développés souhaitent toutes ces compensations.

 

III. Les accords de Paris sur le climat (2015)

 

Les accords ont eu 186 pays signataires sur un total de 195 pays participants. L’objectif est de limiter l’augmentation à 2°C de la température de la planète d’ici 2100. Le président des Etats-Unis, Donald Trump a dit qu’il se retirait des accords. On peut craindre un effet domino en raison de la stratégie du passager clandestin.

Et même pour les pays qui ne sont pas encore sortis de l’accord, il n’est pas certains que tous les pays aient mis en place des politiques ambitieuses de façon à protéger notre environnement. Et à cet égard, certaines associations de préservation de l’environnement dénoncent le fait que certains pays ont fourni pour l’instant très peu d’efforts.