SVT

La dérive génétique et la sélection naturelle sont deux phénomènes évolutifs majeurs. Pour illustrer la dérive génétique, voici l’exemple d’une population contenant des souris noires et d’autres blanches. Seulement 20 individus composent cette population : 10 souris blanches, 10 souris noires. On peut remarquer que l’effectif de cette population est très faible.

Après 100 générations, et en laissant intervenir uniquement le hasard, un des deux allèles responsables de la couleur noire ou blanche va être fixé : les souris deviennent homozygotes.

Après 100 générations, le hasard aura fait que 100 % des souris seront noires, par exemple. Ou blanches. Ou encore 70 % noires, 30 % blanches, car voir diminuer la fréquence d’une couleur de souris est le reflet de la fixation progressive de l’allèle responsable de cette couleur.

La fixation d’un caractère dans une population possédant un effectif réduit est appelée effet fondation. Il est le témoin d’une perte de diversité génétique. Cette perte de diversité peut avoir de lourdes conséquences, car une espèce dont la diversité est réduite aura plus de mal à s’adapter à certains environnements.

Par exemple, si l’on imagine nos 20 souris noires et blanches au sein d’un environnement très enneigé, il est logique de considérer que les souris blanches arriveront mieux à se cacher, et seront donc moins visibles par les prédateurs que les noires. Elles auront un meilleur succès reproductif (ou fitness) et engendreront plus de descendance. La fréquence de l’allèle responsable de la couleur blanche l’emportera donc rapidement sur celle de l’allèle responsable de la couleur noire. Dans ce cas précis, où la population subit une pression due à l’environnement, on ne parle plus uniquement de dérive génétique mais également de sélection naturelle. Ce n’est plus seulement le hasard qui influence la fréquence des allèles, la pression environnementale joue aussi un rôle.

L‘évolution de la biodiversité dépend donc de la dérive génétique (du hasard) ainsi que de la sélection naturelle (de l’impact de l’environnement sur l’effectif des populations, sur leur phénotype).