Les identités de la personne

Comment se définit, se construit et se transforme notre identité ?

 

I. L’identité légale ou officielle

 

L’identité légale naît au même moment que la personne grâce à l’acte de naissance. Cet acte authentifie la venue au monde et enregistre les données officielles que l’État français reconnait comme réelles. Cette identité se compose du nom, du prénom et du sexe. Cette identité est protégée par l’État.

Le droit d’une identité date de la Convention internationale des droits de l’enfant (1989). Cette convention signée par la plupart des pays du monde dit que tout enfant a le droit à une identité et à un pays à qui appartenir. Toutefois notre identité peut changer. Si le nom de famille nuit à la réputation ou si l’on n’est pas content d’un prénom qui peut poser problème, on peut entreprendre des démarches en justice pour avoir la possibilité d’en changer.

 

II. L’identité personnelle

 

L’identité personnelle est façonnée par nos choix : les goûts, les sports, les relations, etc. Toutes les petites choses qui nous composent, qui font notre caractère ou notre personnalité, forment l’identité personnelle. On n’est pas pareil à 15 ans ou à 60 ans : on est en constante évolution.

Cette identité personnelle peut aussi se créer dans le monde numérique. Avec la multiplication des réseaux sociaux, on peut créer un compte et une identité qui correspond ou non à la réalité. Néanmoins, les données mises sur les réseaux sociaux ne nous appartiennent plus dès qu’elles sont postées sur internet : elles appartiennent à tous car tout le monde peut y avoir accès, voire les pirater.

 

III. Quand notre identité se retourne contre nous

 

Attention : l’identité peut se retourner contre nous. Par exemple, si on perd un portefeuille avec une carte d’identité ou un passeport (documents officiels émanant de l’État qui prouvent l’identité). Si quelqu’un les récupère et se fait passer pour nous, il faut alors prouver qu’on n’est pas à l’origine des éventuels problèmes causés par un tiers. De même, se faire passer pour quelqu’un d’autre sur les réseaux sociaux est puni par la loi (jusqu’à un an de prison et 15 000 euros d’amende). Ainsi, il faut faire attention à sécuriser ses données.

L’identité et la personnalité peuvent parfois rendre les gens jaloux ou engendrer des tensions entre les gens. Cela peut parfois déboucher sur des moqueries qui peuvent, à la longue, se transformer en harcèlement, très dangereux. Il faut surtout ne pas hésiter à en parler puisqu’il peut parfois avoir des conséquences très graves. Personne n’a le droit de se moquer de l’identité de quelqu’un, il est donc nécessaire de faire des démarches pour que l’identité soit reconnue comme telle et qu’elle soit acceptée par tous. 

Les différentes libertés en France

I. Définition de liberté

 

Définition de la liberté dans le cadre très précis de l’État de droit.

Liberté : capacité d’agir comme bon nous semble. Si on ne nuit pas à autrui et si on respecte l’ordre public, la liberté existe. La liberté totale est appelée l’anarchie, mais dans un état de droit comme la France, cette liberté n’est pas totale, elle est encadrée. La liberté est nécessairement encadrée et contrôlée par la loi et elle fait vivre la démocratie.

En France, la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 stipule dans le premier article : « les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit ». L’année 1789 est une date importante pour la naissance des libertés en France.

 

II. Libertés collectives

 

– La possibilité de se regrouper en association : la loi de 1901 explique ce qu’est une association (des personnes qui se regroupent pour des raisons non lucratives). Exemple de l’association Les Restos du Cœur, financée par l’État, mais également par des dons de particuliers. Cette association a une visée humanitaire puisqu’elle aide des personnes dans le besoin en leur distribuant de la nourriture, en fournissant des logement aux sans-abri ou encore en essayant de les insérer dans la société.

– La liberté de se syndiquer : pouvoir appartenir à un syndicat pour défendre les droits des travailleurs. Il y a plusieurs revendications possibles comme les revalorisations salariales, le temps de travail. On peut également porter plainte aux prud’hommes avec l’aide des syndicats. Il existe différents syndicats en France : FO, la CGT, la CFDT, etc.

– La liberté de manifester : pouvoir exprimer son point de vue dans un cadre public. Les organisateurs doivent faire une demande en préfecture pour préciser le déroulement de la manifestation, le lieu d’arrivée et le point de départ ainsi que les horaires. Les manifestations sont nécessairement encadrées par des forces de sécurité.

 

III. Libertés individuelles

 

– La liberté d’expression : pouvoir s’exprimer de manière libre et dire ce que l’on pense. La parole est tout de même contrôlée par la loi. Par exemple, la loi Gayssot de 1990 interdit les propos antisémites et les condamne. La liberté d’expression n’est donc pas totale.

– La liberté de parole : elle est nécessairement encadrée. Par exemple, une classe avec un professeur en face des élèves : ceux-ci peuvent parler, mais il y a un contrôle (lever le doigt avant d’être interrogé). Cela est nécessaire pour une bonne gestion du groupe et pour que le professeur puisse écouter tout le monde.

– La liberté de déplacement : aujourd’hui, en France, on peut aller d’un point A à un point B sans être contrôlé. Néanmoins, les arrêtés préfectoraux peuvent interdir de se déplacer s’il y a un risque à l’ordre public (par exemple, pour des matchs de football où on interdit à des supporteurs d’aller dans le stade adverse car on pense qu’il peut y avoir des troubles à l’ordre public).

– La liberté de pensée et la liberté d’opinion.

 

IV. Libertés politiques

 

Les libertés politiques ont été longues à se mettre en place, tout le monde n’a pas voté au même moment. En 1789, ce sont des hommes qui votent à main levée. Par exemple, lors du serment du Jeu de Paume, les députés jurent de ne jamais se séparer avant la mise en place d’une constitution et votent à main levée. Les hommes peuvent voter mais ils doivent payer l’impôt qu’on appelle le cens.

En 1848, c’est l’apparition du suffrage universel direct masculin. On ne paie plus l’impôt du cens, mais ce sont encore seulement les hommes qui peuvent voter. Il n’y a pas encore d’isoloir et il faut avoir une carte d’électeur.

Aujourd’hui, la grande transformation par rapport à cette liberté de voter, c’est que les femmes peuvent également voter, depuis 1944, et il y a a le bulletin secret. Quand on est dans le bureau de vote, on présente la carte d’électeur et on est au secret, c’est-à-dire qu’on est dans un isoloir. On est totalement libre de voter pour qui on veut.