Les causes de la Révolution française

La Révolution française commence en 1789 et se termine en décembre 1804, lors du sacre de Napoléon Ier dans la cathédrale Notre-Dame. Cette dernière date fait toutefois l’objet de débats parmi les historiens. Quelles sont les causes de la Révolution française ?

 

I. Des causes financières

 

Le tiers état regroupe 97 % de la population française (composé d’ouvriers, d’artisans, de paysans et de bourgeois). Une partie du tiers état considère que les dépenses du roi sont trop importantes et l’accusent de se servir du budget de l’État pour ses besoins personnels et pour financer la cour. Le tiers état accuse le roi et la cour de mener une vie opulente.

Cela explique en partie le fait qu’il y a eu plusieurs montées du tiers état à Versailles, surtout des paysans, pour montrer au roi leur mécontentement quant à son utilisation des finances du royaume.

 

II. Des causes économiques et sociales

 

Le prix du grain a augmenté en raison des mauvaises récoltes, dues à des pluies trop abondantes. Il y a donc moins de blé, et ce dernier devient plus cher. Or le pain, élément central de l’alimentation de la majorité du tiers état, est fabriqué à partir de farine de blé. Son prix augmente donc s’en procurer devient de plus en plus dur.

Ces conditions économiques difficiles et le contraste entre le niveau de vie du tiers état et celui de la cour entrainent un mécontentement social : le pain est en effet l’un des éléments que les paysans réclament au roi lorsqu’ils montent à Versailles.

 

III. Des causes politiques

 

Les philosophes appartenant au mouvement intellectuel des Lumières souhaitent un changement de régime politique et le passage de la monarchie absolue à une monarchie constitutionnelle. Cette volonté de transformation du gouvernement est en partie importée d’Amérique.

En effet, dans les treize colonies anglaises du nord-est du continent, les américains souhaitent devenir indépendants et mènent une révolution pour s’émanciper de la tutelle anglaise. Louis XVI a organisé une expédition dans le but d’aider cette révolution afin de déstabiliser l’Angleterre. Cette expédition coutera beaucoup d’argent. À l’insu du roi, il naît alors en France une volonté de propagation de cette révolution venue d’Amérique, ce qui effraie Louis XVI.

 

Conclusion

 

Pour faire face à ces difficultés, le roi décide de convoquer les États généraux en 1789 dans l’hôtel des Menus Plaisirs à Versailles. Il réunit les trois ordres pour trouver des solutions. Or le système de vote est un vote par ordre (une voix pour le clergé, une voix pour la noblesse, une voix pour le tiers état), ce que les représentants du tiers état trouvent injuste et peu représentatif car ce sont toujours les deux premiers ordres qui gagnent alors qu’ils ne représentent que 3 % de la population. Les États généraux ne réussissent pas à satisfaire le tiers état.

Louis XVI lui-même est mécontent et décide de fermer la salle des États généraux. Les députés du tiers état, rejoints par quelques députés du clergé et de la noblesse, se réunissent alors dans une autre salle : la salle du Jeu de paume, point d’orgue de la Révolution sur le point d’éclater en France.

Les conséquences de la Révolution française

Lors de la Révolution, les idées des Lumières sont appliquées dans la société française. Quelles sont les conséquences de la Révolution ?

 

I. Une nouvelle façon de gouverner : de la monarchie à l’Empire

 

Avant la Révolution, le roi Louis XVI règne sans partage : le régime politique est une monarchie absolue de droit divin. Le roi possède tous les pouvoir et une autorité suprême qui lui vient de Dieu.

Ce que les philosophes des Lumières veulent et ce qui commence avec le serment du Jeu de paume de 1789, c’est l’instauration d’une monarchie constitutionnelle. En effet, les députés qui se réunissent dans la salle du Jeu de paume souhaitent encadrer le pouvoir du roi grâce à une constitution. Dans la Constitution de 1791, le roi n’a plus qu’un seul pouvoir : le pouvoir exécutif. C’est l’application d’une idée des philosophes des lumières, qui souhaitent une séparation des trois pouvoirs.

Mais cette nouvelle monarchie constitutionnelle ne dure pas : Louis XVI, après sa tentative de fuite en Autriche, est considéré comme un traître. Il est retrouvé à Varennes et est guillotiné en 1793.

Avant son exécution, en septembre 1792, un nouveau régime politique voit le jour : la République. L’homme « fort » de cette période est Robespierre. Le roi n’a alors plus aucun pouvoir tandis que les citoyens en ont beaucoup plus. Cette République perdure jusqu’en décembre 1804, lorsque Napoléon 1er est sacré empereur à Notre-Dame de Paris. La République cède alors la place à l’Empire. C’est une période où les régimes politiques se transforment et se succèdent.

 

II. La fin de la société des trois ordres et des privilèges

 

Les trois ordres avant la Révolution étaient le clergé (c’est-à-dire les hommes religieux) et la noblesse, qui peut être « d’épée » ou « de robe » (les avocats, par exemple, font partie de cette dernière catégorie). Ces deux ordres représentent 2 à 3% de la population française. Le reste de la population constitue le tiers état. Ses membres n’ont pas de privilèges : il y a une inégalité entre le tiers état et les deux autres ordres.

La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 donne une nouvelle place au tiers état. Les libertés individuelles affirmées dans cette déclaration doivent être garanties de la même façon pour tous les citoyens. Mais le clergé et la noblesse ne perdent pas pour autant leurs privilèges (qui sont multiples, les plus importants étant des privilèges fiscaux). Ils abandonnent leurs privilèges le 4 août 1789, par peur du tiers état qui se révolte dans les campagnes ou à Paris avec la prise de la Bastille. Le clergé et la noblesse choisissent alors de renoncer à leurs privilèges.

 

III. Une transformation économique

 

La transformation économique est menée par Napoléon qui crée une nouvelle monnaie : le franc germinal. Dans le sillage de cette nouvelle monnaie, on crée également des nouvelles unités de poids et de mesure qui sont utiles à l’économie française car elles facilitent le commerce : les marchands peuvent mieux calculer les distances, ou le poids et la taille de leurs marchandises (et donc leurs prix).

Ces transformations favorisent l’unité économique de la France. La position économique du gouvernement est également plus libérale qu’avant : les corporations de métiers, par exemple, possèdent plus de libertés.