Les entreprises : diversité, cycle de vie

Le cycle de vie des entreprises

Les entreprises sont des structures productives dont l’objectif est la réalisation de bénéfices. Au sein d’une économie, les créations d’entreprise sont nombreuses mais les faillites le sont également. Il convient donc de s’intéresser aux différentes phases de la vie d’une entreprise. On prend ici comme point de départ une petite entreprise. A ses différentes phases, sont également associés un certain nombre de statuts juridiques.

 

I. Création d’entreprise

 

A. La création d’entreprise

On part dans un premier temps de la création de l’entreprise. Pour se faire, l’entrepreneur ou les associés ont besoin d’une idée, d’une stratégie. Ils doivent apporter de l’argent, des actifs immobiliers (par exemple l’achat d’un local), du capital physique (comme des machines). Durant cette phase de création, l’entreprise se fait un chiffre d’affaires dans la mesure où elle vend une partie de sa production.

Généralement durant cette phase, l’entreprise n’est pas rentable car elle doit financer un certain nombre d’agents comme les fournisseurs, peut-être des salariés. Elle n’est pas rentable puisqu’elle s’est beaucoup endettée.

 

B. Les statuts juridiques associés

L’auto-entrepreneuriat : Dans ce cas, il y a un seul entrepreneur. Le chiffre d’affaires est limité, la comptabilité est simplifiée. C’est un régime assez intéressant.

L’EURL : Si le chiffre d’affaires de l’entreprise dépasse un certain seuil, il faut opter pour l’entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée. Il y a un seul entrepreneur et l’avantage de ce statut juridique est que on distingue bien le patrimoine privé de l’entrepreneur et le patrimoine de l’entreprise. S’il est amené à faire faillite, on va s’attaquer au patrimoine de l’entreprise et non au patrimoine privé de l’entrepreneur.

La SARL : Durant la création, on peut aussi opter pour, non pas un seul entrepreneur, mais différents associés. Dans ce cas, c’est une société à responsabilité limitée.

 

II. Croissance et maturité de l’entreprise

 

A. La croissance et la maturité de l’entreprise

La deuxième phase est la phase de croissance, suivie d’une phase de maturité.

Dans une phase de croissance, l’entreprise voit ses ventes augmenter. Elle a de plus en plus de clients. Il faut qu’elle fasse des bénéfices. Elle s’est encore lourdement endettée. Donc elle doit vendre un maximum pour essayer d’être rentable.

A partir du moment où elle vend plus par rapport à ce qu’elle s’endette, on peut parler de phase de maturité ou de consolidation. Durant cette phase, les entrepreneurs peuvent être amenés à financer d’autres projets. Il peut leur falloir d’autres sources d’argent.

 

B. Les statuts juridiques associés

La SAS : Société par actions simplifiée, facilite l’entrée des investisseurs étrangers dans le capital de l’entreprise.

La SA : Lorsque le capital social de l’entreprise dépasse 37 000 €, dans ce cas-là, on doit opter pour le statut de la SA, société anonyme. Une SA peut émettre des actions en bourse pour augmenter le capital de l’entreprise, ce qui lui permet de financer différents projets.

 

III. Disparition de l’entreprise

 

Pour boucler le cycle, il faut s’intéresser à la dernière phase : la disparition de l’entreprise. Une entreprise peut être amenée à disparaître pour différentes raisons. Si une entreprise a du mal à s’adapter à l’évolution d’un marché, ses ventes diminuent. Elle s’endette, voire se surendette. Elle peut être menacée de cessation de paiement et donc faire faillite. Différents scénarios sont envisageables :

– Premier scénario : la reprise de l’entreprise par un autre investisseur, une autre entreprise. Dans ce cas, une personne externe acquiert l’autre entreprise.

– Deuxième scénario : éventuellement si l’entreprise en difficulté est amenée à fusionner avec une autre entité, dans ce cas l’entreprise en tant que tel disparaît car elle se fond à une nouvelle entité.

– Troisième scénario : si l’entreprise n’a pas de repreneur, dans ce cas, il y a une liquidation judiciaire et on peut véritablement parler de faillite.

La diversité des entrepreneurs

L’entrepreneur est l’agent au cœur du processus de décision de l’entreprise, dans la mesure où il est généralement le gérant mais aussi le propriétaire. Simplement, il existe une diversité d’entrepreneurs, symbole de la diversité de formes d’entreprises. Les figures de l’entrepreneur peuvent varier en fonction du statut juridique de l’entreprise mais également des missions économiques qu’il endosse.

 

I. Différents statuts

 

A. L’auto-entrepreneur

L’auto-entrepreneur est le chef d’entreprise, généralement seul, à l’origine de la création de l’entreprise. Sa comptabilité est simplifiée. Son chiffre d’affaires ne doit pas dépasser un certain montant.

 

B. L’entrepreneur individuel

Si son chiffre d’affaire dépasse ce montant, la tête de l’entreprise passe à un entrepreneur individuel avec une EURL. L’avantage est que son patrimoine personnel est différent du patrimoine de l’entreprise. Dans le cas d’une entreprise individuelle, l’entrepreneur peut déléguer la gestion de l’entreprise à une tierce personne. Le gérant n’est pas nécessairement l’entrepreneur individuel.

 

C. Quel chef d’entreprise au sein d’une société ?

Concernant les sociétés à responsabilité limitée, généralement, il y a un ou plusieurs gérants qui sont à l’origine de la gestion de l’entreprise, des décisions importantes. 

Néanmoins, dans la SAS, société par actions simplifiée, tous les associés sont membres du comité exécutif de l’entreprise et prennent les décisions. Les associés doivent élire un président qui sera à la tête de la direction de l’entreprise. Concernant les décisions importantes, il faut l’aval de la majorité des associés.

 

II. Différents rôles économiques

 

A. L’entrepreneur-innovateur

La figure de l’entrepreneur-innovateur se focalise sur la capacité du chef d’entreprise à innover, à créer, à développer de nouveaux produits ou de nouveaux modes de production. L’entrepreneur prend des risques. Il fait un pari sur l’avenir. Il engage des dépenses pour mener à bien des projets afin que les bénéfices de l’entreprise augmentent sur le long terme. Steve Jobs pour Apple ou Elon Musk pour Tesla sont des figures qui illustrent l’entrepreneur-innovateur.

 

B. Le manager

Le manager est à la tête d’une organisation et prend des décisions. A cet égard, on distingue deux types de management : le management stratégique et le management opérationnel.

Le management stratégique : Il est important dans la mesure où c’est là qu’on prend les décisions globales pour l’entreprise, les stratégies qui orientent sur le long terme. Par exemple, les comités exécutifs de la grande distribution relèvent du management stratégique.

Le management opérationnel : Au niveau intermédiaire, l’entrepreneur est amené à prendre des décisions sur le terrain. Il n’a pas de fonctions exécutives mais est amené à adapter la structure productive de l’entreprise aux aléas économiques. On peut prendre l’exemple du directeur d’une grande surface, dans le cadre de la grande distribution.

 

C. L’actionnaire

L’actionnaire est le propriétaire d’une partie de l’entreprise. Cela dépend du nombre de ses actions sur l’ensemble des actions dans l’entreprise. Ses rôles peuvent être différents dans la mesure où il y a des actionnaires dans différents types d’entreprise.

Dans les grandes voire très grandes entreprises qui ont généralement le statut juridique de sociétés anonymes, il y a parfois des actionnaires principaux qui sont aussi les gestionnaires. On peut penser à Bernard Arnault pour le groupe LVMH ou François Pinault pour le groupe Kering. Dans une société anonyme, les actionnaires siègent au comité d’administration. Ils élisent un président directeur général (PDG) qui suit la stratégie de l’entreprise voulue par les actionnaires.

Sur la dernière décennie, les économistes notent qu’il y a un retour en force des actionnaires et les manageurs doivent davantage satisfaire les intérêts des actionnaires. L’exigence accrue de rentabilité peut remettre en cause le régime traditionnel de gouvernance des grandes entreprises qui prévalait avant les années 1970. L’entreprise est une communauté d’intérêts prenant en compte les intérêts des salariés, des manageurs et des actionnaires.