Les homonymes : définition et exemples

Les homonymes sont des mots qui se prononcent de la même manière, mais qui n’ont pas la même signification et qui donc peuvent poser des problèmes au niveau de l’orthographe. Au collège, on a au programme un certain nombre d’homonymes distingués soit par l’accent, soit par des variations orthographiques.

 

« Du » et « dû »

Par exemple « je bois du café », « il vient du Nord ». Dans les deux cas, ce sont des articles, dans le premier cas, un article partitif, et dans le deuxième, un article défini contracté. Puisque ce sont des articles, ils sont forcément placés devant un nom. Donc quand on doit placer « du » devant un nom, il n’y a pas d’accent.

« Dû » peut être un nom commun : « il réclame son dû », ce qui signifie la somme qu’on lui doit. Dans ces cas-là, il y a un déterminant devant, puisque c’est un nom. Dans « il a dû partir », « dû » est le participe passé du verbe devoir. Pour le distinguer de deux articles, on l’écrit avec un accent. Par contre, quand on accorde ce participe passé au féminin ou au féminin pluriel, comme dans « la somme due », l’accent circonflexe disparaît puisqu’il n’y en a plus besoin, car sa seule raison d’être est la distinction avec « du » sans accent.

 

« Cru » et « crû »

« Cru » sans accent peut être un adjectif : « j’aime le poisson cru ». Dans ces cas-là, on peut remplacer par « j’aime le poisson cuit ». Dans « qui l’eût cru », « cru » n’a pas d’accent, c’est le participe passé du verbe « croire ». On pourrait dire « qui pourrait le croire », par exemple.

Alors que « crû » avec accent est toujours et uniquement le participe passé du verbe « croître », qui s’écrit lui-même avec un accent circonflexe sur le « i », c’est un moyen mnémotechnique. Par exemple « sa passion a crû au fil du temps ». Le verbe « croître » signifie « grandir », donc on peut remplacer par « sa passion a grandi au fil du temps ».

 

« Quelque » et « quel que »

En seul mot ou en deux mots. « Il a fait quelques courses » ; « quelques » est un déterminant indéfini qui signifie un certain nombre, beaucoup de courses, que l’on peut remplacer par « beaucoup de » et ce sera toujours devant un nom.

« Elle court quel que soit le temps ». Cette locution « quel que », se place toujours devant un verbe et ce verbe est toujours au subjonctif. A noter que « quel » peut s’accorder au masculin ou féminin ou au féminin pluriel (« quel, quels, quelle, quelles »).

 

« Quoique » et « quoi que »

« Il fait beau quoique froid ». Cela signifie qu’il fait beau, bien qu’il fait froid. Quand on peut remplacer « quoique » par « bien que », cela signifie qu’on l’écrit en un seul mot.

« Quoi que » s’écrit en deux mots. Par exemple : « Quoi que tu dises, j’irai à cette fête ». Quand cela s’écrit en deux mots, c’est toujours placé devant un verbe et surtout cela signifie « quel que soit ce que tu dis ». On peut remplacer par « quel que soit ce que » ou « quel que soit ce qui ».

 

« Quelle » et « qu’elle »

« Quelle », en un seul mot est un déterminant comme dans « quelle chance ! ». Il s’accorde donc avec le nom et il précède forcément un nom.

« Qu’elle », au contraire, est toujours suivi d’un verbe : « Il faudrait qu’elle vienne ». Et on peut remplacer le pronom « elle » par exemple, par « il » : « il faudrait qu’il vienne ».

Les homophones et homographes

Les homophones

 

Les homonymes sont une grande famille qui regroupe à la fois ce qu’on appelle les homophones, c’est-à-dire, les mots qui ont le même son, et les homographes, c’est-à-dire, les mots qui s’écrivent de la même manière. Quelques exemples d’homophones :

« Cru » et « crû »

« Du » et « dû »

« Quel » et « qu’elle »

« Quelque » et « quel que »

« Quoique et « quoi que »

Il y a une légère variation orthographique entre les deux mots.

 

Les homographes

 

Les homographes s’écrivent exactement de la même manière mais ne se prononcent pas forcément de la même façon. Par exemple :

« Un couvent » et « elles couvent »

« Des portions » et « nous portions »

« Le fils à maman » et « des fils de fer »

« Content » et « ils content ». Le premier est un adjectif et le deuxième un verbe.

 

Certains mots sont parfois à la fois homophones et homographes, c’est-à-dire qu’ils se prononcent de la même manière mais qu’aussi ils s’écrivent de la même manière. Par exemple, le mot « glace » peut être la « glace » que l’on mange ou la « glace » dans laquelle on se regarde. Un mot comme « faille », par exemple, peut être la « faille » dans la montagne et « faille » dans une phrase comme « dommage qu’il faille que je parte ». « Son » peut être un déterminant possessif : « son chien », mais ça peut être aussi un nom commun, « le son ». Ils s’écrivent de la même manière et ils se prononcent de la même manière. C’est pareil pour « palais » comme dans le « palais royal » et le « palais » qui est dans la bouche.