Les microbes

Les microbes sont des micro-organismes de l’environnement qui sont pathogènes : ils rendent malade. Les micro-organismes sont des organismes microscopiques. Ce sont de tout petits êtres vivants qu’on ne voit pas à l’œil nu, mais avec un microscope. Ces micro-organismes, il y en a dans tout notre environnement : l’eau, l’air qu’on respire, la terre, sur notre peau, dans notre bouche, sur tous les objets que l’on touche, il y a des micro-organismes. Mais ces micro-organismes ne sont pas tous présents en grande quantité et surtout ils ne sont pas tous pathogènes.

Quand on parle de microbes, nom général du langage courant, on désigne particulièrement les micro-organismes pathogènes. C’est-à-dire qu’ils sont dangereux pour le corps et peuvent donner des maladies. Ces micro-organismes sont principalement des bactéries, des virus et des champignons.

Ces micro-organismes peuvent entrer dans notre corps s’il y a un point de moindre résistance, une porte d’entrée. S’ils y pénètrent, on appelle cela la contamination. En général, cela se fait par une plaie : coupure, brûlure, etc., (là où la peau est abimée et où elle laisse passer les micro-organismes alors qu’en temps normal elle est plutôt imperméable et protectrice).

Ensuite, ils vont s’y multiplier, à condition d’y trouver les conditions adéquates. En général, à la température de notre corps, ces micro-organismes pathogènes prolifèrent beaucoup. S’il y a une prolifération importante, cela débouche sur l’infection, c’est-à-dire la maladie, qui s’accompagne souvent de symptômes, par exemple de la fièvre.

 

Voici trois types de micro-organismes pathogènes :

 

microbes

 

 

Le champignon

Tous les champignons ne sont pas pathogènes. Les levures, que l’on retrouve dans le pain, la bière, etc, ne sont pas pathogènes mais il existe des levures pathogènes, comme par exemple les champignons Candida, qui donnent des maladies appelées mycoses.

Un champignon est une cellule unicellulaire relativement grosse : 10 microns ou µm. 1 micron c’est 1 millionième de mètres. Cette cellule possède un noyau qui contient du matériel génétique sous forme d’ADN et différentes petites structures qu’on appelle des organites. Cette cellule est délimitée par une membrane plasmique (en noir) et pour les cellules de champignons on retrouve encore une paroi (en jaune). Ce champignon, qui mesure 10 µm, est très gros par rapport aux autres pathogènes.

 

La bactérie

La taille de la bactérie est d’environ 1 µm. Elle est sous forme allongée, en bâtonnet, ou sous forme plus sphérique. La bactérie possède aussi une membrane et une paroi mais elle n’a pas de noyau. Les bactéries ont de l’ADN libre dans leur cytoplasme. Ces bactéries sont responsables, par exemple, de la tuberculose, de certaines angines ou otites. Elles sont responsables de maladies traitables par des antibiotiques. C’est contre les bactéries que les antibiotiques sont efficaces.

 

Le virus

Enfin, plus petit de l’ordre de 100 nm de diamètre, on trouve les virus. 1 nm c’est 1 milliardième de mètres. Les virus sont parfois considérés à la limite entre le vivant et le non vivant. Ils sont en général composés d’une capside (sorte d’enveloppe) qui contient, entre autres, des molécules et du matériel génétique. Ces virus sont responsables de maladies, par exemple : des angines, des otites, comme les bactéries, mais aussi de la grippe, de l’hépatite, etc.

Des mesures d'hygiène pour lutter contre les microbes

Hygiène : ensemble des pratiques de la vie quotidienne qui visent à rester en bonne santé. Ce qui veut dire éviter d’être contaminé par des agents pathogènes (virus, bactéries, champignons, etc), qu’ils se développent dans le corps et qu’ils provoquent une infection.

 

Pour cela, il existe un certain nombre de mesures préventives :

– hygiène corporelle (prendre soin de son corps),

– hygiène alimentaire (faire attention à ce que l’on mange et à l’état des aliments que l’on consomme),

– hygiène matérielle (prendre soin, nettoyer les objets de notre quotidien pour éviter qu’ils soient une source d’infection).

Au niveau de la protection contre les microbes, l’hygiène entre dans un cas plus général que l’on appelle hygiène de vie. Dans cette hygiène de vie, on peut compter ce dont on a parlé jusque-là donc se prévenir contre les microbes, mais on peut aussi prendre en compte la nécessité d’avoir un sommeil de qualité, du repos, etc. L’hygiène contre les microbes fait partie de l’hygiène de vie : ce qu’il faut faire pour rester en bonne santé.

 

Quelques exemples de mesures d’hygiène nécessaires à notre vie quotidienne :

– L’hygiène alimentaire c’est faire attention au mode de conservation des aliments (pour la plupart au froid) et au mode de cuisson (certaines viandes sont à cuire à cœur pour détruire les bactéries qui ont pu s’y développer),

– L’hygiène matérielle va être la désinfection et le nettoyage des objets du quotidien que nous manipulons et qui peuvent passer par d’autres personnes dans la journée.

-L’hygiène matérielle avec l’asepsie qui est le fait de prévenir des micro-organismes qui peuvent être pathogènes et dangereux. Pour cela, on utilise des produits désinfectants que l’on appelle aussi des antiseptiques. On cherche à développer l’antisepsie contre le développement de micro-organismes. Ces désinfectants sont des produits du quotidien : l’alcool (l’éthanol), l’éosine (propriétés désinfectantes, à mettre sur les plaies superficielles), l’eau oxygénée, le Dakin (solution antiseptique qui correspond à de l’eau de Javel diluée), etc.

 

Conclusion : Dans notre quotidien, on peut prendre des mesures d’hygiène qui permettent de rester en bonne santé en évitant le développement des microbes et leur entrée dans le corps.