Les propositions circonstancielles

Définition

 

Avant tout, une proposition est un groupe de mots dont le mot principal est un verbe. C’est une proposition qui est dépendante : ce n’est pas la proposition principale. Par exemple, « Les Bons Profs vous aident si vous en avez besoin ». La proposition subordonnée circonstancielle commence au mot introducteur « si » et se termine à la fin de la phrase. Il s’agit bien d’une proposition puisque le mot principal est un verbe : « avoir ». On ne pourrait pas faire une phrase qui commence par « si vous en avez besoin ». Il s’agit bien d’une proposition dépendante circonstancielle. Circonstancielle veut simplement dire qui exprime une circonstance par rapport au verbe

Le verbe de la proposition principale est « aider ». Les Bons Profs vous aident » dans quelles circonstances, à quel moment ? « Si vous en avez besoin » donc ici la circonstance exprime la condition.

La proposition subordonnée circonstancielle est déplaçable, on aurait pu dire « si vous en avez besoin, Les Bons Profs vous aident ». On peut la mettre avant ou après et la phrase reste correcte. Elle est déplaçable et aussi effaçable, puisqu’on pourrait dire tout simplement « Les Bons Profs vous aident ».

Les propositions circonstancielles de concession et de condition

Définition : Avant tout, une proposition est un groupe de mots dont le mot principal est un verbe. C’est une proposition qui est dépendante : ce n’est pas la proposition principale. Par exemple, « Les Bons Profs vous aident si vous en avez besoin ». La proposition subordonnée circonstancielle commence au mot introducteur « si » et se termine à la fin de la phrase. Il s’agit bien d’une proposition puisque le mot principal est un verbe : « avoir ». On ne pourrait pas faire une phrase qui commence par « si vous en avez besoin ». Il s’agit bien d’une proposition dépendante circonstancielle. Circonstancielle veut simplement dire qui exprime une circonstance par rapport au verbe.

Le verbe de la proposition principale est « aider ». Les Bons Profs vous aident » dans quelles circonstances, à quel moment ? « Si vous en avez besoin » donc ici la circonstance exprime la condition.

La proposition subordonnée circonstancielle est déplaçable, on aurait pu dire « si vous en avez besoin, Les Bons Profs vous aident ». On peut la mettre avant ou après et la phrase reste correcte. Elle est déplaçable et aussi effaçable, puisqu’on pourrait dire tout simplement « Les Bons Profs vous aident ».

 

I. Propositions subordonnées circonstancielles de concession (ou d’opposition)

 

Concession ou opposition : il y a deux terminologies, mais c’est la même chose. Par exemple, « bien que je sois fatigué, je vais jouer au foot ». La proposition circonstancielle commence au mot introducteur « bien que » et se termine à « fatigué ». Cette proposition est bien dépendante puisqu’elle ne suffirait pas à elle-même. Elle est circonstancielle et déplaçable : « je vais jouer au foot bien que je sois fatigué », ou bien effaçable : « je vais jouer au foot ». Cette proposition exprime bien une concession ou une opposition. Autrement dit, dans cette phrase, on fait une concession par rapport à sa fatigue, puisqu’il y a une opposition entre le fait d’être fatigué et le fait d’aller jouer au foot. Donc la proposition subordonnée circonstancielle de concession ou d’opposition peut être introduite par différents mots qui souvent contiennent la petite particule « que » : « bien que, tandis que, alors que, quoique, sans que ». On pourrait dire « tandis que je suis fatigué, je vais jouer au foot » ou « alors que je suis fatigué, je vais jouer au foot ».

 

II. Propositions subordonnées circonstancielles d’hypothèse ou de condition

 

Par exemple « j’irai me promener à la condition qu’il fasse beau ». Ici, la proposition commence devant le mot introducteur « à la condition que » et se termine à la fin de la phrase. Cette phrase exprime bien une condition par rapport à l’action d’aller se promener, à la condition qu’il fasse beau. Elle exprime une condition, ou autrement dit, une hypothèse : « j’irais me promener dans l’hypothèse où il ferait beau ».

Ces propositions subordonnées circonstancielles d’hypothèse sont introduites par des mots séparés qui souvent contiennent cette petite particule « que » : « si, à la condition que, à supposer que ».

 

Attention

On entend très souvent « malgré que », par exemple, « je vais jouer au foot malgré que je sois fatigué ». Il faut savoir que « malgré que » n’existe pas, même si on l’entend souvent. Il faudrait dire « je vais jouer au foot malgré ma fatigue » par exemple.

Les propositions

Pour comprendre ce qu’est une proposition, il faut comprendre ce qu’est une phrase. Une phrase simple est une phrase avec un seul verbe. Quand il y a plusieurs verbes conjugués, c’est une phrase complexe.

 

I. Propositions juxtaposées et coordonnées

 

Avec la phrase complexe, on doit se poser la question de comment les verbes fonctionnent ensemble. Chaque verbe a-t-il un sujet différent ?

Si c’est le cas et que les propositions s’articulent par une virgule ou point-virgule, on a des propositions juxtaposées. Par exemple : « il était dans le jardin, le soleil brillait, il n’allait pas tarder à faire la sieste ». Il y a trois verbes avec trois sujets différents qui s’enchaînent et qui pourraient remplacer les virgules par le point : on pourrait avoir trois phrases simples au lieu d’avoir une phrase complexe avec trois propositions.

Les propositions peuvent être coordonnées, c’est-à-dire que les verbes sont reliés par des conjonctions de coordination : « mais, ou, et, donc, or, ni, car ». Ces mots permettent de réaliser des propositions coordonnées : « il était dans le jardin et le soleil brillait mais il n’allait pas tarder à s’endormir ». On a toujours trois propositions mais elles sont coordonnées, reliées par « et » et « mais ». Ces propositions sont indépendantes : il n’y a pas un verbe plus important qu’un autre, ni un qui sert à introduire tous les autres.

 

II. Propositions subordonnées

 

Les propositions peuvent être subordonnées. On a une principale et des subordonnées. La proposition principale sert à introduire et donne le sens.

– Par exemple : « German raconte qu’il va vendre sa console ». Il s’agit d’une proposition subordonnée conjonctive. « German raconte » est la proposition principale. « que » est une conjonction de subordination qui sert à relier la principale à la subordonnée. Dans « qu’il va vendre sa console » on a un nouveau verbe, « va vendre », qui dépend du verbe principal, « raconte ».

– Exemple de subordonnée relative : « le gâteau qui cuit dans le four sent bon ». « Le gâteau sent bon » est la proposition principale et « qui cuit dans le four » est la subordonnée. Le mot qui les relie « qui », est un pronom car il est mis à la place d’un nom. La phrase pourrait être « le gâteau cuit dans le four, le gâteau sent bon ». Pour éviter la répétition, on utilise une subordonnée relative. Quand, entre la principale et la subordonnée, il y a un pronom relatif (« qui, que, quoi, dont, où, lequel, laquelle ») c’est une subordonnée relative.

– La subordonnée interrogative sert à poser une question de façon indirecte. Elle est souvent introduite par un verbe tel que « je me demande, je m’interroge, je veux savoir ». Par exemple : « je me demande s’il aura son brevet » ou « je veux savoir où il ira pendant ses vacances ». On a la proposition principale, un pronom interrogatif et la subordonnée.

– La subordonnée participiale correspond à l’ablatif absolu. Par exemple : « le brevet terminé, tous les élèves seront en vacances ». On a un verbe au participe, donc on parle d’une subordonnée participiale.

– On peut avoir aussi une subordonnée infinitive. Dans ce cas, le verbe est à l’infinitif, par exemple : « il regarde les vagues déferler sur la plage ». « Déferler sur la plage » est une proposition infinitive.

 

La proposition est toujours attachée à l’idée d’un verbe. Les trois principales sont les subordonnées conjonctives, relatives et interrogatives, qui sont réalisées grâce à des verbes conjugués. À chaque fois on a une proposition principale et une subordonnée et, entre elles, on a soit une conjonction soit un pronom relatif.