Cours Stage - L'organisation dans l'entreprise

Exercice - Taylorisme et fordisme

L'énoncé

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Source : http://www.henryford.fr/wp-content/uploads/2012/10/Fordisme.png


Question 1

Présenter le document.

Ce document est un schéma résumant les différences entre taylorisme et fordisme, notamment au niveau du partage des gains de productivité et des conséquences de cela. Il est tiré du site henryford.fr.

Question 2

Rappeler l’origine et la définition du taylorisme et du fordisme.

Le taylorisme est un mode de production élaboré par l’ingénieur Taylor au début du XXe siècle, prônant l’Organisation Scientifique du Travail (OST) avec une double division du travail verticale (séparation entre conception et exécution) et horizontale (parcellisation des tâches très spécialisées entre différents ouvriers).

Le fordisme est un modèle qui succède à celui de Taylor. Mis en avant par l’industriel Henry Ford, il prône notamment la standardisation de la production et un partage de la valeur ajoutée plus profitable aux ouvriers, afin que ceux-ci consomment.

 

Question 3

Expliquer comment la division du travail permet des gains de productivité selon ces théories.

Selon ces deux théories, la division du travail doit se faire de manière verticale (séparation entre conception et exécution) et de manière horizontale (parcellisation de tâches très spécialisées entre différents ouvriers).

La division verticale permet d’extraire les « têtes pensantes » ou « cols blancs » des ateliers afin que ceux-ci concentrent leurs compétences intellectuelles sur la recherche pour optimiser la production. De même, les ouvriers ou « cols bleus » ne doivent pas avoir à réfléchir afin de se concentrer uniquement sur leur tâche.

Cette concentration est d’autant plus productive qu’elle se concentre sur une toute petite tâche simple et répétitive, du fait de la division horizontale du travail. L’ouvrier est pensé comme un outil : untel installe le pas de vis, untel pose le boulon, le suivant sert le boulon, le suivant pose une autre pièce… Et ainsi de suite tout au long du processus de production.

La productivité est encore plus optimisée avec Ford qui met en place les premières chaînes de montage, ce qui évite aux ouvriers de se déplacer et donc de perdre du temps de déplacement. De même, avec la standardisation de la production qui évite les pertes de temps dues aux ajustements entre divers modèles.

Question 4

Quelle est la limite du taylorisme selon ce schéma ? Expliquer.

Ce schéma met en avant le problème de partage de la valeur ajoutée dans le taylorisme. Les bénéfices supplémentaires obtenus reviennent en effet totalement à l’entreprise et son propriétaire, sous forme de profits.

Les ouvriers eux, dont les tâches ne nécessitent aucune qualification du fait de leur facilité, sont sous-payés. Or, si la production s’accélère et donc que l’offre est plus importante mais qu’en même temps la demande reste stable du fait de salaires constants, il y a un problème de débouchés : les articles mis en vente ne trouvent pas preneurs.

Question 5

Quel est le double mécanisme mis en œuvre par le fordisme pour dépasser les limites du taylorisme ? Expliquer.

Pour dépasser le problème des débouchés dans le taylorisme, Ford propose d’utiliser les gains de productivité à deux fins : la baisse des prix et l’amélioration de la rémunération des ouvriers.

La baisse des prix est « normale » (au sens de "répondant à la norme") si l’on considère le modèle du marché : quand l’offre augmente, le prix baisse. Cela permet d’écouler le supplément de production en touchant des demandeurs moins aisés : le prix de production étant amoindri par l’OST et la chaîne de montage, on peut vendre les produits moins chers sans rogner trop les marges de l’entreprise. De plus, il vaut mieux un produit vendu un peu moins cher qu’un produit plus cher non vendu.

Ensuite, la hausse des salaires est un calcul de Ford. Selon lui, si l’on paie les ouvriers au-delà du niveau de subsistance, ceux-ci vont pouvoir consommer des biens de confort, comme les voitures de Ford : on entre ainsi dans la consommation de masse. Le supplément d’argent offert par l’entreprise lui revient par le biais de la consommation de ses ouvriers.