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ROMAN

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La Peste, Camus - Oral

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I. Questions sur l’ensemble de l’œuvre

 

À quel mouvement littéraire se rattache cette œuvre ?

On associe souvent Albert Camus au courant de l’absurde, qui se développe après la Seconde Guerre mondiale et qui tend à montrer la vie comme une succession de faits sans cohérence, face auxquels il s’agit de se débattre, sans horizon vraiment heureux. C’est une vision quelque peu pessimiste de l’existence née de l’expérience de la guerre.

La Peste peut être rattaché à ce mouvement littéraire, même s’il faut rester prudent puisque le livre raconte la lutte d’une ville contre une épidémie. En ce sens, cette lutte n’est pas radicalement désenchantée car on finit par vaincre cette épidémie.

 

Quelle est la focalisation adoptée dans ce texte ?

La focalisation est la manière dont est racontée le texte, à la première personne, à la troisième personne ou de manière extérieure à l’intrigue.

Ici, la focalisation est interne car c’est une chronique : une personne témoigne d’une histoire et s’exprime en son nom en décrivant les événements avec une certaine distance. Même si le « je » du chroniqueur n’est pas forcément employé, il est donné à entendre au début du texte que ce chroniqueur ne fait pas partie de l’histoire ce qui se révèle faux à la fin.

 

II. Questions sur l’incipit

 

Quelle est la fonction de cette description dans l’histoire ?

Le roman s’ouvre sur la description de la ville d’Oran qui est volontairement placée sous le signe de la routine et de l’habitude. Sa fonction est donc, à la fois, d’informer sur le lieu où se passe l’intrigue (fonction d’exposition et de précision du décor) mais aussi d’indiquer la tonalité du texte à savoir l’apparente normalité. Cela permet d’enclencher l’événement perturbateur qui est l’apparition de l’épidémie.

 

La ville est-elle traitée comme un personnage ou comme un décor ?

L’argumentaire peut être développé dans les deux sens : il faut faire un choix et le défendre.

Traitée comme un personnage

On remarque que cette ville est présentée dès le début avec beaucoup de précisions (tout un chapitre y est consacré), alors qu’habituellement c’est au protagoniste qu’on consacre le début du roman. Cela confère à cette ville un statut particulier qui la rapproche de celui d’un personnage principal d’un roman.

Traitée comme un décor

C’est tout d’abord un lieu (un décor) car ce sont les habitants de la ville qui sont décrits, on ne peut pas faire abstraction d’eux.

 

III. Question sur l’explicit

 

En quoi cette fin change-t-elle notre regard sur Rieux ?

Dans l’avant dernier paragraphe du texte on apprend que le Docteur Rieux était le chroniqueur responsable de l’écriture du texte. Cela lui donne un double statut : il est à la fois un personnage à l’intérieur de l’histoire (personnage intradiégétique) et à l’extérieur car il raconte ce dont il a été témoin (personnage extradiégétique).

Le personnage de Rieux est à la fois un personnage de fiction et un double d’Albert Camus qui écrit, comme lui, pour enseigner à ses lecteurs la position à adopter face à un danger imminent, celui de la peste mais aussi celui de toute nouvelle guerre ou de toute nouvelle lutte à venir. Il est son porte-parole.