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ROMAN

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Un Barrage contre le Pacifique, Duras - Oral

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I. Questions sur l’ensemble de l’œuvre

 

Ce texte est-il une autobiographie ou une autofiction ?

Une autobiographie est un livre racontant la vie de son auteur. Une autofiction est un livre racontant une fiction mêlée d’éléments réels importés du vécu de l’auteur. Dans le cas d’Un barrage contre le Pacifique, il est difficile de faire la différence. Les deux genres peuvent se défendre avec des arguments.

 

En quoi cette écriture est-elle moderne ?

La modernité des romans de Marguerite Duras sont visibles dans son écriture singulière. Marguerite Duras utilise un langage familier, plus proche dans sa syntaxe de l’oral que de l’écrit, avec notamment l’emploi de nombreux marqueurs d’oralité. Elle utilise des phrases sans verbes, dites averbales. Marguerite Duras veut se rapprocher de la réalité et du concret. Cette recherche de modernité apporte du dynamisme à son propos.

 

II. Question sur l’incipit

 

Mort du cheval : Quelle est la fonction de cet événement dans l’intrigue romanesque ?

L’achat de ce cheval, par la mère, veuve, et son frère Joseph, devait permettre à la famille de relier le domaine au monde extérieur. Ce cheval meurt en quelques jours et le projet échoue.

Cette scène est un incipit, c’est-à-dire le début du roman. Dans son commencement un roman expose les éléments essentiels de l’histoire, composés des personnages, du lieu et du temps ainsi que du nœud de l’intrigue. La mort du cheval paraît dérisoire pour une scène d’exposition. Cet événement est prophétique puisqu’il annonce la série de mésaventures qui s’abat sur la famille et la fin tragique de l’un des personnages. En cela, ce début de roman s’éloigne de la fonction de l’incipit. Il s’agit aussi d’un élément perturbateur, forçant la famille à agir et engendrant l’intrigue du roman. Ce caractère se rapproche plus de la fonction de l’incipit. Cet événement a deux fonctions, en étant à la fois un élément perturbateur et un élément prophétique.

 

III. Questions sur la ville coloniale

 

Quel est le rapport entre cette description de la ville et l’intrigue ?

La description de la ville est complète. Le rapport entre cette description et l’intrigue est métaphorique. L’agencement de la ville illustre l’organisation de la société coloniale. La société coloniale est organisée hiérarchiquement entre les natifs et les colons, les différences de richesses entre les colons. Cette organisation décrite permet de mieux cerner les raisons des difficultés auxquelles est confrontée la mère.

Il s’agit aussi d’un rapport symbolique entre la description et l’intrigue. Marguerite Duras veut représenter la société de son temps. Lorsqu’elle publie son roman ont lieu les guerres d’indépendance. Elle en donne sa vision.

 

Quelle est la symbolique des couleurs ?

Les couleurs s’opposent entre elles, entre le clair et l’obscur, entre le blanc et le foncé. Ces oppositions de couleurs, au-delà de la symbolique de la couleur de peau, ont une symbolique morale. En décrivant la tenue blanche des colons, elle met en avant l’hypocrisie des colons qui exacerbent la bonne morale alors qu’ils ont des rapports extrêmement violents avec l’ensemble des habitants natifs. Il s’agit d’une symbolique politique.