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THÉÂTRE

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En attendant Godot, Beckett - Oral

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I. Questions sur l’ensemble de l’œuvre

 

En quoi cette pièce relève du théâtre de l’absurde?

Le théâtre de l’absurde est un mouvement théâtral qui se développe après la Seconde Guerre mondiale et qui met en avant l’absurdité de l’existence lié à un sentiment de désenchantement, de perte d’espoir et de perte de confiance en l’avenir. L’existence semble alors vaine puisqu’elle est vouée à la mort.

Dans cette pièce, le lieu et le temps sont indéterminés. Le temps est cyclique, les personnages recommencent toujours la même journée. Cette répétition ne semble pas avoir de but. La scène est quasiment vide, le seul élément de décor est un arbre. Un léger changement de décor fait se demander si les personnages sont toujours dans le même lieu et combien de temps a passé. Aucune clé d’interprétation n’est envisageable, ce qui participe à l’absurdité de la pièce. Les dialogues sont inconsistants et ne font pas avancer l’intrigue.

 

Connaissez-vous d’autres dramaturges de ce mouvement et lesquels ?

Ionesco est un autre auteur du théâtre de l’absurde. Ses pièces Rhinocéros, Le Roi se meurt, Les Chaises, La Cantatrice chauve, relèvent toutes de l’absurde. Vitrac et sa pièce Victor ou les Enfants au pouvoir, relève du théâtre de l’absurde d’avant-guerre mais aussi du théâtre de la cruauté (Antonin Artaud).

 

II. Question sur la scène d’exposition

 

En quoi cette scène perturbe-t-elle le spectateur ?

Les scènes d’ouvertures offrent généralement des clés de compréhension de l’intrigue, c’est-à-dire, le lieu, le temps, et quelle est l’action que l’on va suivre. Or, aucune de ces clés n’est donnée car le décor est minimal, l’heure n’est pas définie. Le spectateur sait seulement qu’un des personnages était absent et qu’il vient de revenir. Le rapport entre les deux personnages n’est pas défini, le spectateur comprend seulement que ce sont des clochards. Cette scène d’ouverture est déceptive, les attentes qu’a le spectateur ne sont pas comblées. Cette scène perturbe donc le spectateur car elle ne lui donne pas les informations qu’il attend.

 

III. Question sur le dénouement

 

Comment qualifier ce dénouement ?

L’absence d’enjeu n’a pas créé de nœud théâtral, il n’y a donc pas de fin, ce qui rend la scène de dénouement déceptive. À la fin de la pièce, le spectateur ne sait toujours pas qui sont les personnages, ce qu’ils venaient faire, qui ils attendaient et pourquoi. Cela renforce l’idée d’absurdité. Ce dénouement est donc déceptif et absurde.