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LITTÉRATURE D'IDÉES

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Le Dernier Jour d'un condamné, Hugo - Écrit

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Résumé pour l’écrit

 

Date de publication

1829

 

Genre

Cette œuvre appartient au genre de l’argumentation, sous forme de journal intime, de monologue intérieur. 

 

Information générale

D’un point de vue historique, il s’agit d’un roman qui marque une étape importante vers le long chemin jusqu’à l’abolition de la peine de mort, qui n’aura lieu en France qu’en 1981. D’un point de vue littéraire, c’est une forme résolument nouvelle puisque Victor Hugo défend ses idées non pas par un essai social ou politique ou un discours, mais par la fiction. Au centre de cette fiction, il place un condamné dans sa prison, il met en place une fiction qui fait que ce condamné a accès à un papier et à un stylo et il écrit continuellement du matin jusqu’au soir. Le lecteur a accès à ses pensées et à travers cette fiction c’est comme s’il pouvait entrer dans le cachot du prisonnier.

Ce prisonnier raconte son état intérieur sans se raconter lui-même. En effet, Victor Hugo évacue toutes les questions qui sont relatives au crime, au fait que le condamné soit coupable ou non ou qu’il éprouve des remords ou pas ; questions qui sont normalement centrales dans un débat sur la peine de mort.

On est donc face à un personnage qui n’a pas de passé ni d’avenir, qui est seulement pris dans son immédiat, dans un temps serré qui agit comme un compte à rebours vers la mort. Tout cela rend le livre angoissant pour le lecteur, et ce système de dépersonnalisation permet au lecteur une identification beaucoup plus simple.

 

Énonciation

L’émetteur (le condamné) parle à la première personne du singulier avec « je ». Il s’agit donc d’un narrateur-personnage avec un point de vue interne. Le récepteur est lui-même car il écrit pour lui : c’est un monologue intérieur. Au nivau spatial, on est situé dans la prison Bicêtre et au niveau temporel, cela fait cinq semaines que le condamné est en prison et il s’agit de son dernier jour. Le sujet est la mort qui approche et le but est de raconter au lecteur les souffrances que peut endurer un condamné dans cette situation.

 

Champs lexicaux et registre

Le champ lexical tourne constamment autour de la mort, de la prison, de la peur et la souffrance.

Le registre est pathétique, car il a pour but d’émouvoir le lecteur et cela va permettre à Victor Hugo de faire penser aux lecteurs que la peine de mort est inhumaine.

 

Conclusion

L’originalité de la construction, notamment par la dépersonnalisation et la foule de sentiments éprouvés par le lecteur font de ce texte un de plus grands réquisitoires de la langue française contre la peine de mort.