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LITTÉRATURE D'IDÉES

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Le Dernier Jour d'un condamné, Hugo - Oral

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I. Questions sur l’ensemble de l’œuvre

 

En quoi cette fiction révèle-t-elle l’engagement de Victor Hugo dans une cause sociale et politique de son temps ?

Cette œuvre est un réquisitoire contre la peine de mort à laquelle Victor Hugo s’oppose. Au XIXe siècle, la peine de mort fait tomber encore beaucoup de têtes et Victor Hugo lui-même a assisté dans son enfance à une condamnation à mort. Il a été frappé par la violence du procédé, par la « mise en scène de la mort : la potence est placée sur une scène publique pendant que la foule crie sa haine au condamné. Cet épisode l’a traumatisé car on se rend compte que la violence est voulue, puisqu’un des arguments pour la peine de mort est la dissuasion : tout est orchestré pour qu’on puisse montrer au peuple ce qui arrive à ceux qui se comportent mal.

Victor Hugo dénonce cette violence comme étant inhumaine dans cette oeuvre, non par un discours ou un essai, mais bien par une fiction. C’est l’ensemble des procédés d’écriture qui témoignent de son engagement, car il fait rentrer le potentiel lecteur, qui croit que le condamné doit mourir, dans la cellule. L’auteur nous fait entrer dans le huis clos d’un prisonnier et presque dans sa conscience. Cela crée un lien entre le lecteur et le prisonnier qui pousse le lecteur à faire un premier pas vers la compréhension de l’autre et à se dresser contre la peine de mort.

 

En quoi cette œuvre fait-elle de Victor Hugo un héritier des philosophes des Lumières ?

Les philosophes des Lumières ont produit une œuvre littéraire qui a impacté la réalité car on dit que ces philosophes ont amené à la Révolution française. L’abolition de la peine de mort a eu lieu un siècle après la publication de cette oeuvre. On ne peut pas dire que Victor Hugo a fait en sorte qu’on abolisse la peine de mort, mais il a eu un impact sur la réalité puisque Robert Badinter a préfacé une des éditions de ce livre. Badinter est l’un des symboles de l’abolition de la peine de mort. Ainsi, Victor Hugo place l’homme au sein des préoccupations où on lutte contre un pouvoir ou une justice qui seraient en fait écrasants ou injustes.

 

II. Question sur « Il est dix heures. Ô ma pauvre petite fille », chapitre 26

 

En quoi ce texte agit-il comme un réquisitoire contre la peine de mort ?

On est dans une fiction qui est double : le personnage s’écrit à lui-même, il est dans un monologue intérieur, et d’un coup le destinateur n’est plus lui mais sa petite fille. L’énonciation est fictive, car la petite fille ne va jamais recevoir la lettre. Il y a un épanchement des sentiments et le lecteur tombe dans une angoisse qui nous amène à penser que le condamné est dans une situation horrible.

De la même façon, c’est un de seuls moments où le personnage est montré avec une vie autour de lui et pas seulement seul dans sa cellule. Il est montré comme un père aimant. Ainsi, le lecteur pense que la condamnation est double, puisqu’il va mourir et son enfant est condamné à vivre sans père. Cela remet au cœur du texte l’injustice liée à la peine de mort.