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ASSURANCE, PROTECTION SOCIALE ET GESTION DES RISQUES

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Expositions et attitudes face aux risques

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La vie économique et sociale est faite de risques (avoir un accident, tomber malade, perdre de l’argent sur une somme investie). Mais il faut savoir qu’il y a des personnes qui sont davantage exposées que d’autres à ces risques. Par ailleurs, on n’a pas forcément la même attitude face aux risques.

 

I. Une exposition différente selon plusieurs facteurs

 

Des études montrent qu’il y a des individus qui ont une probabilité plus forte de voir des risques survenir.

 

A. La catégorie socio-professionnelle

La catégorie socioprofessionnelle s’apparente au métier exercé. Les conditions ne sont pas les mêmes, selon le métier exercé. Il s’agit de risques qui surviennent sur le lieu de travail. Une enquête de l’Insee avec d’autres instituts montre qu’en fonction de la catégorie socio-professionnelle, certains sont surreprésentés par rapport à d’autres. Par exemple, les ouvriers sont surreprésentés en moyenne par rapport au risque de respirer des fumées toxiques et nocives, d’être en contact avec des produits dangereux ou d’être blessé, d’avoir des accidents concernant les risques infectieux. Ce sont les employés qui sont, en moyenne, surreprésentés pour tous ces risques, et ce sont les cadres qui sont, en moyenne, moins touchés par ces risques.

 

B. Le niveau de diplôme

Le niveau de diplôme protège de risques importants comme le risque d’être au chômage. Plus on est diplômé, moins on a de risque d’être au chômage et exposé à la pauvreté. Aujourd’hui, être pauvre, c’est avoir des ressources inférieures à 1 000 € par mois.

 

C. Le genre

Les études montrent que quel que soit l’âge, ce sont généralement les individus de sexe masculin qui sont davantage exposés à des risques. Les hommes se conforment à leur stéréotype de sexe. Ils prennent plus de risques que les femmes. Cela peut se voir dans le cadre de l’automobile : accidents, excès de vitesse, ce sont davantage des hommes qui en sont victimes que les femmes.

 

II. Quelles attitudes face au risque ?

 

On peut être plutôt « risquophobe », « neutre au risque » ou « risquophile ». Ce sont des catégories forgées par les économistes.

On est risquophobe si on n’aime pas le risque. Dans ces cas-là, on n’aime pas l’incertitude.

On est neutre au risque quand on n’a pas une forte aversion pour le risque mais qu’on n’aime pas non plus prendre beaucoup de risques.

On est risquophiles si on aime la prise de risque.

Ces catégories peuvent paraître abstraites mais elles sont intéressantes dans différents en cas de figure. Dans le domaine de l’assurance, on sait qu’il y a des personnes qui prennent plus de risques. Autre domaine, les investisseurs sur les marchés financiers : certains aiment prendre plus de risques même s’ils peuvent perdre plus mais également gagner plus.

Enfin, des études sociologiques montrent que la prise de risque peut avoir des effets individuels, plus d’estime de soi, plus de découverte de soi, une meilleure réputation également.