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STAGE - LE CERVEAU, UN ORGANE FRAGILE À PRÉSERVER

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Les perturbations chimiques de la vision

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La circulation de de l’information de type nerveuse se fait d’un neurone à un autre, par l’intermédiaire de médiateurs chimiques que sont les neurotransmetteurs. Ces derniers sont libérés dans la synapse, l’espace entre le neurone présynaptique et le neurone postsynaptique. Les neurotransmetteurs viennent alors activer le neurone postsynaptique : c’est la transmission synaptique.

 

 

Cette transmission synaptique fait donc appelle à des neurotransmetteurs, en rouge sur le schéma, dont la forme est complémentaire à celle d’un récepteur particulier. Il existe toutefois d’autres molécules capables de se fixer à ces neurotransmetteurs, sans pour autant jouer le rôle de neurotransmetteurs (représentées en vert sur le schéma). Ces molécules sont pour la plupart des molécules exogènes, c’est-à-dire non produites par l’organisme mais absorbées par un individu.

Ces molécules sont capables de se fixer à la place des neurotransmetteurs puisqu’elles sont dotées de la même complémentarité avec le récepteur. Cette place étant occupée, il y a donc activation du neurone postsynaptique, de la même façon que s'il y avait eu libération de neurotransmetteurs. Cette activation se traduit donc par la transmission d’information de type visuelle et par la production in fine d’une perception visuelle dans le cortex visuel. L’individu obtient donc une vision qui n’est pas une vision de la réalité, une vision erronée ou autrement dit une hallucination.

Ces molécules exogènes à l’origine de l’hallucination peuvent être le LSD, la kétamine (un médicament anesthésique), la psilocine (qui provient de champignons), l’ecstasy ou d’autres drogues encore. Ces molécules sont consommées dans le but d’activer des perceptions visuelles et d’obtenir des effets recherchés par le consommateur, comme des hallucinations.

Néanmoins ces effets recherchés s’accompagnent d’effets secondaires indésirables comme des vertiges, des problèmes digestifs, des problèmes de rythme cardiaque.

Si elles sont consommées de façon répétée, ces molécules produisent également une accoutumance, qui peut se traduire par une dépendance physique et psychologique vis-à-vis des substances.