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Ce cours vise à mieux comprendre ce qu’est le réflexe myotatique et comment il fonctionne. Il consiste en la contraction d’un muscle en réponse à son propre étirement.

Le schéma ci-dessous (qu’il faut savoir refaire) résume les étapes du réflexe myotatique.

 

 

Pourquoi nommer ce schéma « le circuit monosynaptique de l'arc réflexe myotatique » ?

Monosynaptique, c’est tout simplement car il se concentre sur une seule et unique synapse.

Dans le cadre du réflexe myotatique tout commence par un stimulus. Ce stimulus peut être un coup de marteau au niveau d'un tendon, par exemple. Dans ce schéma, le tendon n’est pas représenté mais l’extrémité du muscle qui subit le stimulus, oui. Ce dernier étire les fibres musculaires, et en particulier les fibres du fuseau neuromusculaire, qui sont entourées par la dendrite d’un neurone sensitif.

Au niveau de ce fuseau, l’action mécanique est transformée en message nerveux électrique qui est lui-même acheminé le long d’une fibre nerveuse, qu'on appelle fibre sensitive afférente.

La fibre sensitive afférente continue jusqu’au niveau du centre nerveux : la moelle épinière. A cet endroit se trouvent le corps cellulaire du neurone ainsi que son axone, qui transmet ensuite, via une synapse, le message nerveux à un nouveau neurone.

Ce nouveau neurone est appelé motoneurone (ou neurone moteur). Il émet via son axone un message nerveux moteur vers le muscle stimulé, et en particulier vers la jonction neuromusculaire. Ce message entraîner une contraction du muscle.

 

En résumé, il y a donc :

- Étape 1 : Stimulus

- Étape 2 : Transmission du message nerveux sensitif

- Étape 3 : Relais synaptique vers un motoneurone

- Étape 4 : Transmission du message nerveux électrique par le motoneurone vers le muscle effecteur

- Étape 5 : Contraction du muscle

 

Pour finir, on peut évoquer les légendes du schéma et en particulier les substances blanches et grises. Pour rappel, la substance blanche contient essentiellement des fibres entourées de graines de myéline. La substance grise contient les corps cellulaires.

Autre point important : la distinction entre dendrite et axone. Elle n’est pas vraiment visuelle, puisque les dendrites, bien qu’en général très longues, peuvent aussi être très courtes. Comment s’y repérer ? En étudiant le sens du message nerveux. Au niveau d’une dendrite, le message nerveux arrive, tandis qu’au niveau de l’axone, il repart. De plus, un neurone n’a toujours qu’un seul axone, alors qu’il présente plusieurs dendrites.