Exemple du diabète

I. Qu’est-ce que le diabète ?

 

Le diabète est une maladie dans laquelle notre corps a du mal à réguler la quantité de sucre qui circule dans notre sang. Elle peut avoir des conséquences très graves, des répercussions sur les yeux, sur les reins et donner éventuellement lieu à des maladies cardio-vasculaires.

Aujourd’hui, on évalue 1 mort toutes les 7 secondes dans le monde à cause des conséquences du diabète. C’est donc une maladie mondiale, grave, qui peut avoir des répercussions sur notre santé et qui nécessite une prise en charge des personnes diabétiques.

 

II. Comment détecte-t-on le diabète ?

 

La glycémie est la concentration en glucose (en sucre) dans notre sang. Normalement, la glycémie d’une personne en bonne santé se situe entre 0,7 et 1 gramme de glucose par litre de sang. On peut la mesurer en faisant une prise de sang à jeun. Cette glycémie augmente un petit peu après les repas puisqu’on a un apport en sucre, et rediminue lorsque l’on reste longtemps sans manger.

Si l’on fait des prises de sang à jeun, on doit être sur une glycémie faible. Si cette glycémie est supérieure à 1,24 gramme par litre à plusieurs reprises, cela veut dire qu’il y a trop de glucose dans le sang et on est déclaré diabétique.

 

III. Diabètes de type I et de type II

 

Il existe deux types de diabète : le diabète de type 1 et le diabète de type 2. Dans les deux cas, il y a une hyperglycémie, c’est-à-dire une glycémie supérieure à la normale à jeun et il y a du sucre (du glucose) dans les urines. On parle de glycosurie.

 

A. Différences entre type I et type II

Le diabète de type 1 apparaît jeune, dès la petite enfance, alors que le diabète de type 2 apparaît plutôt à l’âge adulte, autour de 25 à 30 ans. Le type 1 est associé à une maigreur de la personne alors que chez les diabétiques de type 2 on observe un surpoids et même une obésité. Cela est lié à une sédentarité et à un mode de vie qui fait qu’on ne se dépense pas assez. Le type 1 est le diabète juvénile et maigre tandis que le type 2 est le diabète gras ou sucré, associé à une alimentation trop riche et donc un surpoids.

En ce qui concerne ce qui se passe réellement dans le corps : le diabète de type 1 entraîne une destruction des cellules qui produisent l’insuline. Ces cellules se trouvent dans le pancréas. Dans le diabète de type 2, il n’y a pas de réaction du corps à l’insuline. 

 

B. Insuline et diabète

L’insuline est une hormone, c’est-à-dire une molécule produite par un de nos organes, ici le pancréas. Cette insuline ordonne à certains de nos organes, notamment le foie mais aussi les muscles, de stocker le glucose. C’est-à-dire qu’en présence d’insuline, le glucose est retiré de la circulation sanguine et stocké sous forme de glycogène, notamment dans le foie.

Si une personne ne produit pas d’insuline ou si l’insuline ne fonctionne pas, le glucose va s’accumuler dans le sang, ce qui est le cas chez les diabétiques.

 

IV. Comment soigner ou comment aider les personnes diabétiques ?

 

Pour le type 1, on peut faire des injections d’insuline. En effet, l’insuline n’est pas produite en quantité suffisante mais elle fonctionne normalement chez ces personnes-là. Donc, le diabète de type 1 est appelé un diabète insulino-dépendant (DID).

Pour le type 2, puisqu’il n’y a pas de réaction à l’insuline, cela ne sert à rien d’en rajouter, on va donner des médicaments qui vont avoir le même effet, c’est-à-dire de faire baisser le taux de sucre dans le sang, faire baisser la glycémie. Ce sont des médicaments hypoglycémiants. Ce diabète de type 2 est appelé un diabète non insulino-dépendant (DNID).

 

Conclusion

 

 

Il existe souvent des prédispositions génétiques : dans la famille, il y a plusieurs personnes diabétiques et cela se transmet de génération en génération. Mais, il y a aussi un mode de vie qui peut favoriser l’apparition de certains diabètes, ceux de type 2.

Dans l’ensemble, on conseille aux diabétiques, qu’ils soient de type 1 ou 2, de faire beaucoup d’exercice physique, de se dépenser et de réduire leurs apports alimentaires pour limiter les augmentations de la glycémie.

Les allergies alimentaires

De nos jours, on entend souvent parler de personnes allergiques à certains aliments et aussi d’intolérance à d’autres aliments.

 

I. Qu’est-ce qu’une allergie ? Une intolérance ?

 

Une allergie est une réaction de défense de l’organisme contre une substance étrangère. C’est-à-dire que notre corps reconnaît une substance qui a pénétré à l’intérieur comme étant du non-soi, ne faisant pas partie du corps, et il se défend pour éliminer cette substance ou cette molécule.

On parle d’allergie alimentaire, quand la substance en question est un aliment ou un constituant d’un aliment, dans le cas d’un gâteau ou d’un plat préparé par exemple. Il ne faut pas confondre une allergie, où l’organisme fait appel à son système immunitaire, c’est-à-dire au système de défense qui sert aussi à se défendre contre les bactéries et les virus, avec une intolérance.

On parle d’intolérance, quand on a un problème pour digérer une substance qui est aussi étrangère, mais il s’agit d’un problème digestif. Par exemple, une intolérance est causée parce qu’il nous manque une enzyme, c’est-à-dire une molécule chimique qui nous permet de digérer les différentes substances que l’on mange dans nos repas.

 

II. Troubles observés

 

Aujourd’hui, on considère que les allergies alimentaires concernent 5 % des enfants en France et 2 % des adultes. Cela diminue lorsqu’on grandit. On remarque aussi que les allergies touchent de plus en plus de monde, cela est dû à une modification de nos habitudes d’alimentation et notamment une consommation de plus en plus grande d’aliments d’origine industrielle, transformés, des plats auxquels on a ajouté des substances chimiques et qui peuvent causer différentes allergies alimentaires.

 

Les troubles que l’on peut observer lorsque l’on fait une allergie alimentaire sont :

– digestifs : on a du mal à digérer, on peut avoir des vomissements, des diarrhées ;

– cutanés : au niveau de la peau avec des boutons, de l’urticaire, des démangeaisons ;

– respiratoires : plus graves, il peut y avoir une réaction du système respiratoire, la trachée, les bronches, des tissus qui entraînent une difficulté à respirer.

Cela peut se doubler d’un oedème, c’est-à-dire d’un gonflement des tissus au niveau de la peau mais aussi de la gorge, ce qui peut poser des problèmes pour respirer. Ainsi, avec les problèmes respiratoires et un œdème, on risque de s’étouffer si l’allergie est très prononcée. À tout cela s’ajoute une sensation de malaise général.

 

Les allergènes alimentaires les plus fréquents :

– 50 % sont d’origine végétale : arachide (cacahuète), blé, noix, noisettes,

– 50% sont d’origine animale : œuf, lait de vache, poisson, crustacés, etc.

On remarque aussi de plus en plus d’allergie à des colorants, des conservateurs, toutes ces substances chimiques qu’on ajoute aux aliments, notamment aux préparations d’origine industrielle. 

Exemple de l'intolérance au lactose

Une intolérance face à un aliment est un trouble pour le digérer. Nous allons voir ce qu’est le lactose et pourquoi l’on peut avoir du mal à digérer cette substance.

 

I. Qu’est-ce que le lactose ?

 

Le lactose est un glucide, donc un sucre que l’on trouve dans le lait et dans les produits laitiers. Ce sucre est composé de deux molécules de sucre simple, une molécule de galactose et une molécule de glucose. C’est donc un petit sucre composé lui-même de deux autres petits sucres.

La digestion du lactose se fait principalement dans l’intestin grêle grâce à une enzyme que l’on trouve dans les sucs digestifs qui s’appelle la lactase. La lactase (produite par les parois de l’intestin grêle) découpe le lactose en galactose et en glucose et permet d’obtenir des nutriments qui circuleront dans notre sang après l’absorption intestinale.

Le problème est que la lactase n’est pas forcément produite en quantité suffisante pour être capable de digérer l’ensemble du lactose qu’un individu peut avoir consommé.

 

II. Origines de cette intolérance

 

On peut noter que :

– 75 % de la population mondiale présente une diminution très forte de la production de lactase après la petite enfance. La lactase sert principalement au nourrisson et au bébé à digérer le lait qu’il ingère puisque c’est son seul aliment au début de sa vie. Par la suite, l’alimentation se diversifie et on observe une diminution de la production. Il existe chez certaines personnes une capacité à bien digérer le lait qui perdure, mais ce n’est pas le cas dans la plupart de la population. Cependant comme la plupart ne mange pas beaucoup de lactose, cela ne pose pas de problème. La faible production de lactase suffit à digérer les produits laitiers que l’on consomme.

– Il existe une maladie génétique dans laquelle on a une totale alactasie (aucune production de lactase). Dans ce cas, il y a une intolérance complète au lactose y compris chez le bébé. C’est la vraie maladie.

– S’il y a des inflammations, des maladies dans les parois de l’intestin, on peut avoir une intolérance au lactose qui est plus ou moins provisoire. On peut supposer que si l’on guérit la maladie de la paroi intestinale, la lactase sera de nouveau produite en quantité normale.

 

III. Bilan et traitements

 

Il y a alors une accumulation de lactose (galactose + glucose) dans le colon, c’est-à-dire dans le gros intestin, ce qui provoque une fermentation (réactions chimiques particulières) réalisée par les bactéries qui sont présentes en grande quantité dans le colon. Ces fermentations libèrent plus de gaz que la normale et provoquent des ballonnements, des douleurs, des diarrhées et tous les symptômes que l’on associe à l’intolérance au lactose.

Quels traitements prendre ? Il faut éviter de consommer le lactose ou pour les cas les plus graves, prendre des médicaments qui consistent à donner au malade l’enzyme qui lui manque, donc la lactase, qui va permettre au malade de re-digérer le lactose.