Pascal - Le divertissement

Nous désirons un objet pour obtenir cet objet, dont on pense qu’il nous procurera de la satisfaction.

Pascal : le désir, en réalité, est une fuite.

Citation : « Quand je m’y suis mis quelquefois, à considérer les diverses agitations des hommes (…) j’ai découvert que tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne pas savoir demeurer en repos, dans une chambre ».

 

I. Le désir est un divertissement

 

Divertissement : pratique d’esquive.

Se détourner d’une réalité : le malheur est constitutif de notre existence, ce n’est pas un mal circonstanciel, mais un mal constitutif.

 

II. Misère de la condition humaine

 

Mal constitutif de l’Homme : « (…) condition faible et mortelle, et si misérable, que rien ne peut nous consoler, lorsque nous y pensons de près ».

Condition humaine misérable car l’Homme est fini dans le temps, fini dans l’espace, faible de corps et d’esprit, de nature peccable. « Les hommes n’ayant pu guérir la mort, la misère, l’ignorance, ils se sont avisés, pour se rendre heureux, de n’y point penser. »

Thèse : Le désir sert à se divertir de soi-même.

Ce qui compte dans le désir : moins l’objet du désir que le fait de désirer en tant que tel. « Raison pour laquelle on aime mieux la chasse que la prise. »

 

III. La vanité du désir

 

Tous nos désirs sont vains : ils ne s’expliquent pas par l’objet convoité. Rien ne pourra, sur Terre, satisfaire le besoin que j’ai de me fuir moi-même.

« Et ceux qui font sur cela les philosophes, et qui croient que le monde est bien peu raisonnable de passer tout le jour à courir après un lièvre qu’ils ne voudraient pas avoir acheté, ne connaissent guère notre nature. » => vanité du philosophe.

 

IV. Divertissement et bonheur

 

Se divertir n’est pas se rendre heureux. Toutefois, le divertissement n’est pas condamnable en lui-même

 

V. La grandeur paradoxale de l’Homme

 

« L’Homme est un roseau, le plus faible de la nature, mais c’est un roseau pensant »