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POÉSIE

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Sonnets, Labé - Oral

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Questions pour l’oral sur l'ensemble de l'oeuvre

 

A quel mouvement littéraire se rattache ce texte ?

Ce texte se rattache au mouvement de l’École lyonnaise. C’est une dénomination qui désigne un ensemble de poètes attachés à la ville de Lyon, à la Renaissance, et qui se distinguent par une approche similaire de la poésie tant sur la forme que sur le fond. Sur la forme, ils vont commencer à adopter le sonnet, forme venue d’Italie qui est transposée en langue française par cette École de Lyon et par d’autres poètes qui vont évoluer à la cour de François Ier, comme Clément Marot. Sur le fond, ce sont des poèmes sur une certaine conception de l’amour qui est l’amour platonicien, selon lequel l’amour entre deux êtres est une chance mais aussi quelque chose qui doit être dépassé pour permette de progresser moralement et spirituellement. Les personnes qui faisaient partie de cette École de Lyon, telles que Louise Labé, Maurice Scève, Olivier de Magny et Pernette de Guillet, ne se désignait pas eux-mêmes par ce terme d’École de Lyon.

 

Quels sont les principaux registres de ces poèmes ?

Le registre est une catégorie pour expliquer des textes littéraires, par exemple, le registre lyrique, comique, pathétique, dramatique, tragique, ironique ou élégiaque. Dans ces poèmes, les registres principaux sont les registres lyrique et élégiaque.

On dit qu’un texte appartient au registre lyrique quand le narrateur ou le poète s’exprime à la première personne du singulier avec le « je », et qu’il exprime ses sentiments, positifs ou négatifs.

Le registre élégiaque est celui dans lequel l’auteur exprime des sentiments de deuil, de perte et de douleur liés à la disparition ou à l’éloignement de la personne aimée, ce qui peut concerner la mort de cette personne, mais aussi une rupture, une séparation ou un éloignement physique. L’être aimé peut être un amoureux, mais aussi quelqu’un de la famille, un enfant, un ami ou la patrie, le pays natal. Dès qu’il y a une déploration de l’absence ou perte de quelqu’un ou de quelque chose, on peut parler de registre élégiaque. Dans les poèmes de Louise Labé, le registre lyrique est plutôt associé aux sonnets et le registre élégiaque, aux élégies.

 

Que savez-vous de l’époque à laquelle sont écrits ces poèmes ?

Ce sont des poèmes de la Renaissance, donc du XVIe siècle si on parle de la France. A la Renaissance on a une revalorisation de l’Antiquité : on découvre certains textes et on en lit d’autres d’une manière nouvelle, différente. Cette revalorisation se voit par exemple dans l’utilisation de la mythologie grecque ou latine dans les textes littéraires. La Renaissance est un renouveau artistique qui a son berceau en Italie, au XIVe siècle et qui arrive en France au XVIe siècle, via les marchands qui passent par Lyon, car c’est un carrefour marchand important entre les deux pays.

Cette influence italienne va jusqu’à la cour du roi de France. Il y a des guerres d’Italie et le roi François Ier aimerait récupérer des duchés qu’il estime lui appartenir. Cette Renaissance apporte de nouvelles formes, comme le sonnet, et de nouvelles manières de voir l’art, par exemple, dans la perspective, ainsi que des changements dans la littérature et le statut du poète.