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POÉSIE

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Capitale de la douleur, Éluard - Écrit

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Résumé pour l’écrit

 

Date de publication

1926, première moitié du XXe siècle.

 

Genre

Cette œuvre appartient au genre de la poésie.

 

Mouvement

Cette œuvre s’inscrit dans le mouvement surréaliste. C’est un mouvement littéraire mais aussi artistique car il touche d’autres arts, tels que la peinture et le cinéma. Ce mouvement s’intéresse aux procédés de création et d’expression libérés de l’emprise de la raison. Le rêve prend alors une place importante dans le processus de création, puisqu’il permet de se défaire de la logique et du contrôle. L’expérience la plus connue est l’écriture automatique.

 

Auteur

Paul Éluard était l’un des piliers du mouvement surréaliste.

 

Œuvre

Le recueil Capitale de la douleur contient plus d’une centaine de poèmes, dont les deux tiers avaient déjà été publiés, et n’avaient donc pas été écrits pour ce recueil. Les poèmes sont donc hétéroclites. Le premier titre du recueil était L’art d’être malheureux. Cependant, au dernier moment, Éluard le change pour Capitale de la douleur, titre plus poétique, jouant avec la polysémie du mot « capitale ». Si le mot est pris sous sa forme nominale, le sens devient celui des lettres capitales, autrement dit des majuscules. La douleur devient majuscule, c’est-à-dire plus grande. Pris au sens de l’adjectif, le mot capital signifie alors décisif, le titre devient alors un superlatif de la souffrance. Capitale peut aussi signifier le lieu d’une ville centrale, le titre revoie alors à un lieu de souffrance et d’expression du poète.

Les formes des poèmes sont variées, certains ont une métrique classique, d’autres sont en vers libres. Ceux en prose sont souvent des récits de rêves. Le recueil contient aussi des textes surréalistes qui relèvent de l’écriture automatique.

Le fil rouge de ces poèmes est le procédé d’écriture. C’est celui d’échapper à la représentation, c’est-à-dire à ce qui répond à une logique commune, quotidienne. Il s’agit de s’échapper de la description, de la narration, et de la thématisation, au profit de l’image et plus précisément de l’image pure prônée par les surréalistes. Il s’agit d’une image sans attaches immédiates, où les mots sont pris pour eux-mêmes. Le recueil apparaît alors comme un recueil d’images verbales. Pour étudier ces poèmes, ils faut sortir les mots de leur contexte pour recevoir l’émotion et l’image directe que le sens du mot produit. Les sonorités et la graphie jouent un rôle important, car elles renvoient au sens premier du mot. C’est donc la création d’images qui échappent à la représentation habituelle et quotidienne qui crée le fil rouge dans le recueil Capitale de la douleur. Pour étudier ces poèmes, il faut donc privilégier l’analyse du procédé d’écriture plus que celui du sens.