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STAGE - ACTION DE L’ÉCOLE SUR LES INDIVIDUS, SUR LA SOCIÉTÉ

Exercice - Les politiques éducatives



L'énoncé

Cet exercice vise à réaliser le plan détaillé d'une dissertation de manière guidée.

Sujet : Les politiques éducatives, des factrices de mobilité sociale dans la France contemporaine ?

 

Document 1 : Extraits de la loi Haby, 1975

ARTICLE 1

Tout enfant a droit à une formation scolaire qui, complétant l'action de sa famille, concourt à son éducation.

Cette formation scolaire est obligatoire entre six et seize ans.

Elle favorise l'épanouissement de l'enfant, lui permet d'acquérir une culture, le prépare à la vie professionnelle et à l'exercice de ses responsabilités d'homme et de citoyen. Elle constitue la base de l'éducation permanente. Les familles sont associés à l'accomplissement de ces missions.

Pour favoriser l'égalité des chances, des dispositions appropriées rendent possible l'accès de chacun, en fonction de ses aptitudes, aux différents types ou niveaux de la formation scolaire.

Ces dispositions assurent la gratuité de l'enseignement durant la période scolaire obligatoire.

L'Etat garantit le respect de la personnalité de l'enfant et de l'action éducative des familles.

ARTICLE 2

Les classes enfantines ou les écoles maternelles sont ouvertes, en milieu rural comme en milieu urbain, aux enfants qui n'ont pas atteint l'âge de la scolarité obligatoire.

Sans rendre obligatoire l'apprentissage précoce de la lecture ou de l'écriture, la formation qui y est dispensée favorise l'éveil de la personnalité des enfants. Elle tend à prévenir les difficultés scolaires, à dépister les handicaps et à compenser les inégalités.

L'Etat affecte le personnel enseignant nécessaire à ces activités éducatives.

ARTICLE 3

La formation primaire est donnée dans les écoles élémentaires suivant un programme unique réparti sur cinq niveaux successifs ; la période initiale peut être organisée sur une durée variable.

La formation primaire assure l'acquisition des instruments fondamentaux de la connaissance : expression orale et écrite, lecture, calcul ; elle suscite le développement de l'intelligence, de la sensibilité artistique, des aptitudes manuelles, physiques et sportives. Elle offre une initiation aux arts plastiques et musicaux. Elle assure conjointement avec la famille l'éducation morale et l'éducation civique.

ARTICLE 4

Tous les enfants reçoivent dans les collèges une formation secondaire. Celle-ci succède sans discontinuité à la formation primaire en vue de donner aux élèves une culture accordée à la société de leur temps. Elle repose sur un équilibre des disciplines intellectuelles, artistiques, manuelles, physiques et sportives et permet de révéler les aptitudes et les goûts. Elle constitue le support de formations générales ou professionnelles ultérieures, que celles-ci la suivent immédiatement ou qu'elles soient donnés dans le cadre de l'éducation permanente.

Les collèges dispensent un enseignement commun, réparti sur quatre niveaux successifs. Les deux derniers peuvent comporter aussi des enseignements complémentaires dont certains préparent à une formation professionnelle ; ces derniers peuvent comporter des stages contrôlés par l'Etat et accomplis auprès de professionnels agréés. La scolarité correspondant à ces deux niveaux et comportant obligatoirement l'enseignement commun peut être accomplie dans des classes préparatoires rattachées à un établissement de formation professionnelle.

ARTICLE 5

La formation secondaire peut être prolongée dans les lycées en associant, dans tous les types d'enseignement, une formation générale et une formation spécialisée. Elle est sanctionnée :

- soit par des diplômes attestant une qualification professionnelle, qui conduisent éventuellement à une formation supérieure ;

- soit par le diplôme de bachelier de l'enseignement secondaire, qui peut comporter l'attestation d'une qualification professionnelle.

L'examen du baccalauréat de l'enseignement secondaire sanctionne une formation équilibrée et comporte :

- la vérification d'un niveau de culture défini par les enseignements des deux premières années des lycées ;

- le contrôle de connaissances spécialisées dans des enseignements suivis par l'élève en dernière année. Ce contrôle est effectué indépendamment dans chacun de ces enseignements. (...)

Source : Légifrance, https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000334174

 

Document 2 : L'évolution des effectifs de l'université supérieure

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Document 3 : Une table de mobilité sociale

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Document 4 : Extrait de "Des filières peinent encore à s'ouvrir à tous les étudiants", L'Etudiant

Grandes écoles : entre sélectivité et ouverture sociale

L’ouverture sociale coince encore notamment dans les grandes écoles, qui comptent entre 11 et 19% de boursiers, et particulièrement dans les écoles de commerce et d’ingénieurs les plus prestigieuses. Celles-ci recrutent encore beaucoup dans une poignée de lycées parisiens très sélectifs. Dans sa dernière promotion, Polytechnique ne compte par exemple que 2% d’enfants d’ouvriers, a rappelé récemment Frédérique Vidal. C’est pourquoi, elle a confié aux dirigeants d’HEC, de l’Essec, l’ESCP Europe, des ENS et l’École polytechnique une mission sur l’ouverture sociale dans les grandes écoles, dont les rapports ont été publiés le 14 octobre.

Conscientes de leurs problématiques d’ouverture sociale, les grandes écoles planchent depuis plusieurs années sur la question tout en défendant leur sélectivité et leur excellence. "Nous travaillons à l’amélioration de la diversité sociale à l’X, assurait récemment à l’Opinion Eric Labaye, président de Polytechnique. Nos pistes : le concours et les opportunités à créer en amont. Nous touchons déjà 5.000 lycéens tous les ans par le biais d’"Une grande école, pourquoi pas moi ?", les tutorats par nos élèves, etc."

En effet, des dispositifs ont été mis en place par les établissements eux-mêmes ou bien par des organismes extérieurs (associations, fondations…). Il s’agit par exemple des "Conventions d’éducation prioritaire" de Sciences po, des dispositifs ministériels "Cordées de la réussite" ou "Parcours d’excellence" ou encore des nombreux programmes égalité des chances (Cap Essec, Prépa EDC pour les écoles de journalisme, Fondation Culture & Diversité pour les écoles de la culture). Leur objectif est d’informer et accompagner les jeunes issus des milieux sur le plan pédagogique et financier dans la préparation des concours puis dans leur scolarité.

Source : "Des filières peinent encore à s'ouvrir à tous les étudiants", L'Etudiant, https://www.letudiant.fr/educpros/enquetes/enseignement-superieur-des-filieres-peinent-encore-a-s-ouvrir-a-tous-les-etudiants.html


  • Question 1

    Définir de manière précise les différents termes du sujet en vue de problématiser. On reliera les termes du sujet aux notions vues en cours.

  • Question 2

    Imaginer une problématique.

  • Question 3

    Proposer un plan pour répondre à la problématique.

  • Question 4

    Classer les documents du sujet dans la première ébauche de plan et indiquer à chaque fois les informations ou les données importantes.

  • Question 5

    Détailler le plan avec des sous-parties.

  • Question 6

    Rédiger une introduction à cette dissertation.

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